L'artiste estrienne Ida Rivard semblait trës fiëre de son association avec le Parc national du Mont-Mégantic et l'ASTROLab, une collaboration formelle qui lui a permis de demander une bourse à un programme de réalisation d'une oeuvre à promouvoir dans un lieu non artistique.

L'ASTROLab exposera une oeuvre d'Ida Rivard

Une heureuse association entre la peintre-sculpteure estrienne Ida Rivard et l'ASTROLab du Parc national du Mont-Mégantic (PNMM) connaît un résultat impressionnant avec l'inauguration d'un triptyque de grande dimension, qui va désormais orner, de façon permanente, la petite salle souvent réservée à l'animation, à l'ASTROLab de Notre-Dame-des-Bois.
C'est dans le cadre de l'Année internationale des forêts que l'artiste a produit cette oeuvre comportant trois grands tableaux évocateurs, ayant pour titre «De la forêt aux étoiles», calquée sur le thème du PNMM, «De la terre aux étoiles».
Ida Rivard avait tout d'abord formulé une demande de bourse, qu'elle a obtenue d'ailleurs, à un programme du Conseil des arts et des lettres du Québec (CALQ) s'adressant aux artistes estriens pour proposer la production d'une oeuvre diffusée dans un lieu non artistique, en l'occurrence ici un lieu scientifique. Outre du CALQ, la bourse provient également de la Conférence régionale des élus (CRÉ) de l'Estrie et du Conseil de la culture de l'Estrie.
Mme Rivard incorpore à ses oeuvres des éléments qu'elle trouve aux rebuts, qu'elle recycle. Dans son triptyque, on reconnaît plusieurs morceaux de cartes-mémoires d'ordinateur, qui évoquent facilement les nervures des feuilles.
«Mes oeuvres ne sont pas vraiment des tableaux, ce sont plutôt des assemblages, car je leur incorpore ces éléments recyclés, en trois dimensions, qui leur donnent du relief. Ici à l'Observatoire et à l'ASTROLab, ils ont accès à la voûte étoilée grâce à la haute technologie. Mais cette technologie fait appel à des équipements extrêmement polluants. La diversité des matériaux fait un clin d'oeil à la biodiversité. J'ai juxtaposé, par exemple, de la jute avec des parties d'ordinateurs. J'utilise à dessein les matériaux recyclés et je tente de leur trouver un nouvel équilibre en agençant des pièces qu'on ne s'attend pas à retrouver ensemble initialement Les enjeux environnementaux vont de soi, ici, au Parc national du Mont-Mégantic», explique Ida Rivard.Dans la troisième partie de son triptyque, elle a incorporé subtilement un papillon-lune, le nouvel emblème du PNMM, un grand papillon de nuit difficile à trouver dans la nature.
«Il est également difficile à trouver dans mon oeuvre, je lance au public le petit défi de l'identifier. Autre anecdote qui est aussi une belle coïncidence, la première réserve mondiale de ciel étoilé, ici dans la région, a été reconnue et homologuée par l'International Dark-Sky Association (IDA), dont l'acronyme est également mon prénom», d'ajouter Ida Rivard.
«Cette bourse a été pour moi un excellent coup de pouce, c'est très stimulant et encourageant d'avoir un partenaire aussi important que le Parc. C'est une aventure hors norme que j'ai beaucoup appréciée!»