Le groupe Watopeka présente son deuxième opus, La première ascension. Sur la photo, on aperçoit les musiciens Yves Custeau, Patrick Therrien et Roch Plourde.

L’ascension de Watopeka

Bien que les flûtes amérindiennes demeurent très présentes dans le deuxième opus du groupe musical Watopeka, le côté méditatif laisse davantage de place à l’orchestration. De l’énergie de Patrick Therrien, Roch Plourde et Yves Custeau résulte ainsi un univers rempli de frissons, de mysticité et de passion brute. La première ascension reflète bien l’évolution du groupe du Val-Saint-François, qui ne cesse d’innover et de dépasser les limites de sa zone de confort.

En plus de jouer de la guitare classique, des claviers et de la batterie, de s’occuper de l’enregistrement, du mixage et de la réalisation, Yves Custeau a fignolé les arrangements et l’orchestration, lesquels différencient majoritairement les deux opus de Watopeka.

« Je voulais vraiment expérimenter les grands arrangements orchestraux et c’était l’occasion de le faire. La ligne directrice est méditative, mais avec plus de claviers et plus de rythme. Les percussions sont présentes, mais de façon lente. Quelques pièces font penser à Pink Floyd. Plusieurs panoramas musicaux s’invitent », explique-t-il.

« Des voix accompagnent les pièces plus énergiques. Ce n’est pas juste planant et zen comme album : plusieurs tonalités de flûtes amérindiennes sont utilisées, contrairement au premier disque où il n’y en avait qu’une », ajoute Patrick Therrien.

Les musiciens ont souvent composé au fur et à mesure qu’ils interprétaient les bases des neuf pièces signées par Patrick Therrien.

« Certaines pièces ont évolué pendant l’enregistrement. On répétait section par section et le travail continuait tant qu’on n’était pas satisfait. On cherchait, on découvrait, on composait à coup d’essais et d’erreurs », affirment les trois coéquipiers.

Six flûtes

La réalisation de La première ascension a occupé Watopeka pendant un an. Chacun s’est investi de son talent et ses qualités dominantes. « Roch est le nouveau membre du groupe. Il est très perfectionniste et aime performer. Son professionnalisme s’amalgame bien au nôtre et apporte une motivation supplémentaire », raconte Yves Custeau.

Alors que certaines compositions revêtent une ambiance guerrière, d’autres évoquent la nostalgie ou apportent une réflexion sur la vie.

La pièce Le premier pas est la seule reprise. Elle a toutefois été remaniée. « J’en ai des frissons quand je repense à la façon dont elle a été transformée ! Je voulais créer une version plus orchestrale. C’est une mélodie simple. Il y a une beauté dans la simplicité de cette pièce », admet Yves Custeau.

Pour les deux opus de Watopeka, Patrick Therrien a littéralement plongé dans l’inspiration de la culture amérindienne jusqu’à utiliser son nom autochtone, Nia Skweda, comme producteur et compositeur. Totalement amoureux des flûtes amérindiennes, il en utilise six pour ses plus récentes créations.

Le nom Watopeka signifie « rivière perlée », une information que la plupart des Windsorois connaissent puisque cette rivière traverse la municipalité avant de se jeter dans le Saint-François.

Les deux disques du groupe sont maintenant distribués par Propagande distributions et offerts en ligne et bientôt en version CD, en magasin, notamment à la Brûlerie 4.0 de Windsor, ainsi que sur différentes plateformes numériques.

Watopeka offrira une prestation au Mont-Ham le 22 juin prochain dans le cadre de la célébration de la Journée des autochtones.