En plus de ses traditionnels paysages de la campagne québécoise, Yvon Duranleau présente en ce moment des éléments de sa dernière exposition portant sur les parapluies et les instruments de musique. La galerie Le Harfang du Centre culturel de Weedon est ouverte de 9 h à 16 h 30, les lundis, jeudis et vendredis ainsi que les jours de spectacles.

L’art pour se relever d’un accident

Les amateurs d’art de la région qui attendent l’été et sa splendeur de pied ferme pourront avoir un avant-goût de la belle saison en allant voir les tableaux d’Yvon Duranleau, à la galerie d’art Le Harfang de Weedon.

L’artiste estrien, peintre-paysagiste membre de l’Académie des beaux-arts du Québec, est toujours heureux de venir exposer près de son village natal de Saint-Malo. Il a ajouté à cette nouvelle exposition des toiles issues d’une exposition précédente, question d’en offrir plus au public.

« J’ai participé l’année dernière à une exposition intitulée Parcelles de vie, au Musée régional de Vaudreuil. Le thème était celui des parapluies et des instruments de musique, ce qui n’est pas mon créneau en tant que paysagiste, explique le peintre. J’ai décidé d’incorporer les 40 toiles de cette exposition à celles que je présente actuellement au Harfang et qui ont pour thème central les paysages de différentes régions du Québec. Les toiles sont disposées dans deux pièces adjacentes. Ça fait un très beau mélange, sans être trop chargé », résume celui qui s’est établi à Coteau-du-Lac, en Montérégie, dans les années 1980.

Un parcours inhabituel

Avant de mener une carrière à titre de peintre-paysagiste et de se lancer dans de multiples projets d’importance tels que la création de décors de théâtre, la conception de pages couvertures et la réalisation de cartes de souhaits, M. Duranleau était menuisier sur des chantiers de construction. Son amour de longue date pour le dessin et un accident de travail l’ont amené à se consacrer à la création.

« J’ai travaillé comme menuisier pendant 39 ans. Je montais la structure des maisons sur des chantiers dans la région de Montréal. J’ai toujours dessiné pendant mes pauses de diner au travail et au cours de mes cinq dernières années de carrière, j’en ai caché dans les murs de toutes les maisons qu’on a construites dans l’ouest de l’île », confie M. Duranleau.

« En 1999, j’ai eu un gros accident de travail qui a lourdement affaibli mes jambes. C’est à ce moment que j’ai réalisé que j’avais toujours une tête et deux bras pleinement en santé. Je ne pouvais pas rester assis à rien faire, enchaine-t-il. J’ai décidé de poursuivre ma passion pour le dessin et d’apprendre à peindre dès ce moment. Ça fait maintenant 20 ans que je peins. De fil en aiguille, je suis arrivé là où je suis aujourd’hui. »

Le défi du dessin

Bien que sa technique de prédilection pour réaliser ses paysages soit la peinture à l’huile, l’artiste conserve toujours une préférence pour le dessin, qui occupe depuis toujours une place dans sa vie.

« Le dessin en ombres et lumière, en noir et blanc, représente un défi tout le temps. Il existe mille et une couleurs en peinture, alors qu’en dessin, il y a seulement le crayon à mine. Malheureusement, le dessin ne se vend pas beaucoup, déplore le peintre estrien. Un dessin doit être précis, réaliste et détaillé pour être apprécié du public, tandis qu’une peinture à l’huile doit simplement être belle au regard et avoir l’air de quelque chose. J’aimerais que le dessin soit apprécié à sa juste valeur, mais la peinture permet tout de même de produire des œuvres de grande qualité. »

Vous voulez y aller?
Yvon Duranleau
Galerie Le Harfang
Centre culturel de Weedon
Jusqu’au 20 mai 2019