L'artiste Marie-Claude Demers et la directrice générale du Symposium des arts de Drummondville, Karine Bélanger.

L'année de Marie-Claude Demers

Pour son 22e rendez-vous, l'organisation du Symposium des arts de Drummondville a choisi de ramener au bercail la prolifique sculptrice Marie-Claude Demers. L'artiste a choisi de s'installer à Inverness, la capitale du bronze, afin d'avoir accès aux fonderies et à leurs équipes.
« Je suis contente d'être de retour. C'est toujours spécial de revenir à Drummondville. J'espère que les gens vont venir nous voir, nous avons travaillé très fort. Ça fait des mois que je me prépare pour ce symposium et j'ai très hâte de partager mes créations », dit-elle.
Mme Demers ne sait pas avec précision combien d'oeuvres elle présentera aux Promenades Drummondville, du 10 au 12 mars. Elle apportera « tout ce qui entre dans son véhicule » et elle entend faire deux allers-retours. Chose certaine, elle offrira, pour la toute première fois, une pièce de bronze mobile et de grande envergure.
« J'ai mis plusieurs heures sur cette sculpture-là et je suis contente du résultat. C'est une oeuvre constituée de 31 morceaux qui pivotera d'elle-même, un véritable tour de force. Il y a beaucoup de planification et même un peu d'ingénierie. Les gens qui viendront ne l'oublieront pas de sitôt », promet la sculptrice.
Par le passé, Marie-Claude Demers a également donné dans la peinture. Elle a notamment participé à l'illustration de certaines des oeuvres de l'écrivain pour enfant Alain M. Bergeron. Elle a toutefois mis cette forme d'art en veilleuse afin de se concentrer sur la sculpture du bronze, un processus complexe.
Pour elle, les sculptures de bronze, métal noble, traversent le temps et se transmettent de génération en génération comme de grands bijoux. « Chaque oeuvre est un joyau que l'on admire sans se lasser », continue-t-elle.
Rendez-vous manqué avec Corno
Le Symposium des arts de Drummondville accueillera 94 artistes dans la cour centrale des Promenades Drummondville ainsi que dans l'allée menant vers le magasin Sears. Au total, on y présentera plus de 1000 oeuvres.
Le volet spécial, qui fait la renommée de l'événement artistique chaque année, fait relâche en 2017. Les organisateurs ont travaillé sur une exposition spéciale mettant en vedette Corno, mais ont manqué de temps afin d'offrir une présentation à la hauteur de l'artiste disparue peu avant Noël.
« À l'origine, on voulait lui donner toute la place. Ce ne sera que partie remise », résume la directrice du symposium, Karine Bélanger.
En plus de Marie-Claude Demers, les visiteurs auront notamment accès à près d'une vingtaine d'artistes de la région ainsi qu'à des artistes de renom d'ailleurs au Québec. Treize exposants en seront à une toute première présence au Symposium.
« C'est important d'avoir un bon mélange d'artistes de Drummondville et de l'extérieur, d'habitués de l'événement et de nouveaux. Ça permet de s'assurer de la qualité des oeuvres présentées et d'avoir un élément nouveauté, de se renouveler », ajoute-t-elle.
Les artistes présents au Symposium vendent, bon an, mal an, pour environ 50 000 $ à un public composé majoritairement de connaisseurs. Le fait que l'exposition ait lieu dans un centre commercial attire son lot de curieux, mais des collectionneurs de partout convergent vers le Centre-du-Québec afin de contempler les créations de ce premier rendez-vous de la saison.
« Nous sommes chanceux d'être le premier de l'année. On sent qu'il y a un engouement additionnel, une belle énergie. Les artistes se préparent longtemps pour venir nous voir et notre situation géographique attire des visiteurs d'un peu partout », se réjouit Mme Bélanger.