La nouvelle auteure sherbrookoise Geneviève Cloutier vient de lancer un premier roman, Un week-end sur deux – De retour sur le marché.

La trentaine réaliste... et romancée

« J’ai écrit un livre que j’aurais voulu lire. »

La nouvelle auteure sherbrookoise Geneviève Cloutier s’est lancée dans l’écriture de son premier roman de littérature aigre-douce (chick lit) un peu au hasard. Cinq ans après avoir eu l’idée initiale entourant son héroïne, Un week-end sur deux — De retour sur le marché voit enfin le jour.

Elle a présenté une première ébauche de son histoire à ses amies de longue date lors de sa traditionnelle fin de semaine à Old Orchard en 2016. Pas surprenant que cette station balnéaire du Maine, endroit chéri des Québécois, serve de décor à certaines péripéties du bouquin de 408 pages. Trois mois plus tard, Geneviève Cloutier signait une première entente avec la maison d’édition de Mortagne.

Ce roman raconte l’histoire d’une directrice adjointe dans une école secondaire, Caroline Dorion, qui repart à la conquête de l’amour. Deux ans après l’échec de son couple avec le père de ses enfants, elle ouvre la porte aux rencontres. À travers ses deux amies toujours en couple et son cousin célibataire, la trentenaire regagne la confiance qu’elle croyait enfouie bien loin dans le dédale des années.

« Je suis une mère monoparentale célibataire comme mon personnage principal, mais la comparaison s’arrête là. Caroline, ce n’est pas moi. L’histoire sort de mon imagination et de certaines anecdotes qui sont arrivées à des amies ou même à moi. Mais j’avoue que pour certains passages, j’aimerais bien que ce soit mon histoire », confie l’auteure de 38 ans.

Écrire à sa fin de semaine

« Je ne m’identifiais plus à ces personnages de filles dans la vingtaine libres comme l’air. J’ai décidé d’écrire un roman d’une femme dans la trentaine, avec ses contraintes de mère ayant des enfants en garde partagée. Ses deux amies, qui sont débordées par les enfants pour l’une ou qui ont de la difficulté en en avoir pour l’autre, décrivent aussi d’autres femmes de notre âge. »

Deux ans après avoir écrit le premier jet de l’histoire, elle l’a ressorti et l’a relu. Celle qui travaille au département d’informatique de la Ville de Sherbrooke a entrepris de compléter son histoire de janvier à juin 2016, une fin de semaine sur deux, lorsque ses enfants étaient chez leur père.

« C’est un gros trip qui me sort de mon quotidien. Un projet, pour moi, qui n’a pas de lien avec mes enfants. Une amie lisait et critiquait tout ce que j’écrivais, ce qui m’a beaucoup aidée. Cet accomplissement est une grande fierté », révèle l’auteure.

Elle a envoyé son manuscrit à plusieurs éditeurs en août 2016. Quelques semaines plus tard, les éditions de Mortagne lui faisaient une place de choix dans la collection Lime et citron.

« J’étais surprise d’une réponse positive si rapide », se rappelle Geneviève Cloutier.

Manquer de livres

« Avec les commentaires, je me rends compte que je rejoins autant des femmes plus jeunes que plus âgées. Je crois même que les hommes qui vont l’emprunter à leur blonde vont l’apprécier. Je voulais donner une certaine profondeur malgré le ton léger. Je sens que j’ai réussi à toucher les lectrices à différents endroits dans l’histoire », soutient la nouvelle écrivaine.

Geneviève Cloutier a participé à un premier salon du livre à Québec en avril dernier.

« Chose rare dans la vie, je n’ai pas rencontré d’obstacle majeur dans la mise en place d’un projet. Un éditeur m’a rapidement fait confiance. Il y avait beaucoup de monde au lancement, à un point tel que j’ai manqué de livres. La réception sur les blogues littéraires est très bonne. Au salon du livre, je craignais d’être seule à ma table, mais il y a plusieurs personnes qui sont venues me voir. Des gens m’écrivent et attendent la suite. Je n’ai pas d’attente et j’apprécie chaque moment », explique Geneviève Cloutier.

L’aventure de Caroline Dorion ne s’arrêtera pas là. Geneviève Cloutier lancera le tome deux à temps pour le Salon du livre de Sherbrooke l’automne prochain : Un week-end sur deux — Prête, pas prête, j’y vais.

« Les mêmes personnages reviennent à un moment ou un autre de l’histoire. Avec la page couverture, le lecteur va comprendre rapidement où s’en va la suite. On reprend l’histoire deux mois après la fin du premier livre, soit de l’automne au temps des Fêtes. Quant au troisième tome, je vais certainement boucler l’année avec l’hiver et, du même coup, l’histoire de Caroline. »

GENEVIÈVE CLOUTIER
UN WEEK-END SUR DEUX – DE RETOUR SUR LE MARCHÉ
ROMAN
Édition de Mortagne
408 pages