Vincent Roberge a lancé en septembre dernier, l’album La nuit est une panthère, qui a séduit la critique. Il sera en concert le 1er février à la Petite Boîte noire, mais les billets sont déjà tous vendus.

La tête des palmarès pour le premier album

L’année 2018 du musicien Vincent Roberge s’est terminée sur la meilleure des notes. Le premier album complet de celui qui fait carrière sous le pseudonyme Les Louanges s’est retrouvé à la tête de presque tous les palmarès de fin d’année des journalistes culturels.

La nuit est une panthère, qui amalgame différents styles allant du jazz au R&B, sans renier ses racines québécoises, a séduit la critique de manière unanime.

« On essaie de faire un bon album. Dans le grand ordre des choses, oui, on espère se retrouver là. Mais je ne pensais pas que ce serait aussi dithyrambique. C’est cool d’être à côté de gens qui ont eu une énorme couverture médiatique », dit-il, lors d’une entrevue téléphonique.

Cette bonne réception, à l’aube de 2019, laisse présager une année des plus occupées pour Vincent Roberge et les quatre musiciens qui l’accompagnent. La nuit est une panthère est sorti il y a un peu plus de deux mois, et déjà, le succès critique oblige Vincent Roberge et ses collaborateurs à constamment se réajuster.

« Ça va un peu plus vite que ce qu’on avait calculé. On a assez de cachet pour faire des shows à cinq. Là, il y a la France, où on retourne. Le Mexique qui s’ajoute... Des affaires un peu sautées. C’est cool pour toute ma gang », lance le musicien, ajoutant que l’engouement autour des Louanges rejaillit aussi sur certains de ses collaborateurs.

Projet solo

Si le nom, Les Louanges, laisse à penser à un projet de groupe, il s’agit bel et bien de l’aventure d’une seule personne. « J’ai déjà eu des bands, j’ai déjà travaillé en équipe. Mais je suis un peu dictateur dans le processus créatif », indique celui qui possède un diplôme d’études collégiales en guitare jazz.

Le nom d’artiste de Vincent Roberge provient d’un surnom qui lui était accolé. « C’est un nickname que j’avais. Je ne suis pas allé chercher très loin quand le temps est venu de mettre un nom sur mon projet musical. C’est drôle. Ça garde une espèce de distance et d’ambiguïté. Est-ce que c’est quelqu’un ou c’est un band? Ça garde le focus sur la musique, plus que sur ma face. »

Le son des Louanges a peu d’équivalents dans la musique québécoise. Les influences de Vincent Roberge vont de Frank Ocean à Gorillaz, en passant par des musiciens plus obscurs. « On m’a fait découvrir un vieux musicien disco dans les années 1970 au Québec, Gilles Rivard, c’est fucking sick. Son album est vraiment bon », explique Vincent Roberge, quand on lui parle de ce qu’il écoute.

Le musicien aguerri qu’il est a cependant laissé tomber la guitare pour travailler davantage sur les squelettes de ses chansons. « Chez nous, je viens d’une famille de graphistes, il y a toujours eu des Macs. J’ai toujours gossé sur le logiciel Garage Band », indique-t-il, pour préciser son processus créatif.

S’il est difficile de classer La nuit est une panthère dans une case, Vincent Roberge fait les premières parties de musiciens aussi diversifiés que Philippe Brach, Ariane Moffatt et Alaclair Ensemble.