L'exposition Ruralité des artistes de RAVIR est présentée du 1er au 4 septembre au Centre d'art de Richmond. Sur notre photo, quatre artistes membres du regroupement créatif: Denis Clément (secrétaire), Annabelle Nicole (trésorière), Erika Eggena (coordonnatrice) et Johanne Parent (administratrice).

La ruralité vue par RAVIR

Ruralité, la nouvelle exposition de RAVIR, reflète tout à fait la mission du regroupement créatif qui est de s'exprimer sur la vie loin des centres urbains. Les oeuvres, des toiles, des sculptures et des photographies, sont présentées dans deux salles du Centre d'art de Richmond, du 1er au 4 septembre.
Pour la première fois de l'histoire du groupe, 12 artistes de diverses disciplines présentent leur vision et leur définition sur un thème commun et imposé, soit la ruralité.
« Par cette activité, le regroupement des artistes vivant en ruralité (RAVIR) fait prendre conscience aux spectateurs de l'importance de l'art et de la culture en milieu plus éloigné. Il désire amorcer un dialogue entre l'artiste et le public sur les enjeux et les bonheurs de l'art en milieu rural », explique Erika Eggena, coordonnatrice de RAVIR.
Alors que Louise-Andrée Roberge, peintre sculpteure de Saint-Adrien, privilégie l'espace, l'entraide et le lien entre les gens pour distinguer la ruralité, d'autres se laissent davantage inspirer par la grandeur de la nature.
C'est le cas d'Annabelle Nicole, peintre et sculpteure de Melbourne. « Ma sculpture Les Ailes représente la liberté que l'on ressent face à la nature. Elle fait aussi référence au pouvoir de régénération de la nature face aux changements brutaux des inventions humaines », explique l'artiste et initiatrice de la venue de Ruralité à Richmond.
Ce sont les grands espaces qui allument également l'étincelle créatrice de Erika Aggena, artiste pratiquant le batik et la peinture sur tissu. L'air pur et la tranquillité ont interpellé la nouvelle maman lors qu'est venu le temps de choisir un endroit pour élever son enfant. C'est à Saint-Adrien, son village natal, qu'elle a décidé de s'enraciner.
« L'oeuvre que je présente s'intitule Entre les branches. C'est un éloge à la forêt avec tous ses motifs et ses textures qui sortent spontanément lorsque je me mets à peindre », affirme celle qui s'est initiée à son art auprès de sa grand-mère.
Dans les prochaines semaines, le regroupement d'artistes continuera de travailler sur le projet Lanterne qui en est à sa troisième année d'existence. Ce projet nécessite la collaboration d'une municipalité, de son école et de RAVIR. Avec l'aide des enseignants et d'un artiste, les élèves peignent de grands pans de tissu qui sont ensuite reliés pour créer une lanterne. De leur côté, les élus s'engagent à exposer l'oeuvre dans la ville pour mettre en valeur le travail des enfants.
« La beauté et l'engouement que cet exercice engendre sont incroyables. L'art fait partie de l'architecture municipale, se taille une place au centre des villages », souligne Erika Aggena en mentionnant, entre autres, la participation de Richmond et de Melbourne au cours des dernières années.