Directeur artistique de la Grande Nuit de la poésie de Saint-Venant, David Goudreault a tenu à bâtir une programmation diversifiée, ce qui explique notamment la tenue d’une activité réservée aux voix féminines et féministes (Elles disent) et une autre aux voix autochtones

La parole aux femmes à la Grande Nuit de la poésie

La Grande Nuit de la poésie comportera une activité mettant en vedette des voix féminines et féministes de toutes sortes. Elles disent sera présentée à 22 h à l’église de Saint-Venant.

David Goudreault, directeur artistique de l’évènement d’envergure, voulait premièrement « qu’il y ait une représentation diversifiée de la poésie et des poètes ».

« La poésie existe sous plusieurs formes et toutes ces formes peuvent cohabiter. On met la chanson, la poésie et le slam ensemble pour faire découvrir les facettes qui sont méconnues de certains amateurs », explique le poète et slameur estrien, fier de pouvoir dire qu’il a atteint le seuil de la parité avec ses invités.

« Mon but est de rendre la poésie accessible au plus grand nombre de gens possible et que les gens découvrent qu’il y en a déjà beaucoup dans leur vie », poursuit-il. 

Cette grande fête de la poésie se veut inclusive et accessible, ce qui explique en partie le pourquoi d’une activité de poésie féministe. 

« J’ai organisé ce bloc parce que le féminisme prend une place importante, en ce moment, d’un point de vue social. Il y a une voix singulière à reconnaître quant à la poésie des femmes au Québec », affirme-t-il. 

Poétique #moiaussi

Pour ajouter à la symbolique, Elles disent aura lieu sur la scène de l’église, la plus grande de la Grande Nuit. C’est la poète Émilie Turmel qui animera la soirée. Elle sera accompagnée de Yolande Villemaire, Véronique Grenier, Daria Colonna, Hélène Dorion, Katherine Raymond, Chantal Bonneville, Chloé Savoie-Bernard ainsi que de la chanteuse Catherine Durand, pour n’en nommer que quelques-unes.

« On veut que le plus de gens possible entendent ces femmes qui prennent la parole, de plusieurs générations différentes et de différentes origines, qui ont des revendications propres. Les messages sont diversifiés, mais se réunissent autour d’une parole féministe forte », ajoute le directeur artistique. 

L’évènement n’est pas présenté en réaction au mouvement #moiaussi, qui a fait couler beaucoup d’encre dans le milieu artistique, assure David Goudreault. 

« C’est en parallèle, évidemment, mais je ne dirais pas que c’est en réaction à ça. C’est, jusqu’à un certain point, en appui à leur lutte. Il y a un grand pas en avant qui est en train de se faire et on veut participer à ça du point de vue de la poésie. Plein de femmes prennent la parole de différentes façons en ce moment partout sur la terre, et c’est important. On veut donc donner une place de choix aux femmes québécoises qui veulent faire de même. »