L’artiste peintre Debra Mosher, ici en compagnie de son conjoint Maurice Roy, présente ses toiles inspirées des paysages de la région dans une exposition baptisée « Interactions avec la nature », au Musée Beaulne de Coaticook, jusqu’au 4 mars.

La nature comme muse

Debra Mosher tire son inspiration de son environnement direct. La rivière Tomifobia, bordée par un long sentier qu’elle marche quotidiennement, est sa principale muse. Les animaux qu’elle y observe et les paysages qu’elle y découvre, elle les immortalise dans ses toiles.

« Des fois, j’apporte mon matériel directement à l’endroit que je veux peindre. Je prends aussi des photos que je reproduis par la suite dans mon atelier ou dans ma cuisine », confie l’artiste d’Ayer’s Cliff, qui présente en ce moment ses créations dans une exposition présentée au Musée Beaulne de Coaticook, intitulée Interactions avec la nature.

L’artiste s’inspire aussi des membres de sa famille et de la relation privilégiée que ces derniers entretiennent entre eux. « Sur cette peinture, par exemple, on voit mon père, qui a grandi sur la ferme, montrer une de ses vieilles vaches à ma fille, qui a grandi en ville. Elle est un peu timide, car elle ne connait pas ce milieu, mais son grand-père, plus habitué, lui transmet cette partie de lui », philosophe-t-elle.

Alors qu’elle était toute jeune, Debra Mosher avait une passion particulière pour la peinture à numéros. Une fois en possession de son premier ensemble, elle a très vite voulu mélanger les couleurs et peindre ses propres créations.

« Quelques mois après avoir reçu mon premier livre de peinture à numéros, j’ai dit à ma mère que je voulais peindre ce que je voulais! » s’exclame-t-elle en se remémorant ces précieux moments.

La technique qu’elle utilise actuellement s’est ajoutée à son arsenal il y a cinq ans seulement. « J’ai expérimenté de nouvelles techniques il y a quelques années. Je me suis mise à mettre plus d’acrylique sur ma toile et à utiliser un couteau à peindre pour faire la finition. Je dois me dépêcher, car la peinture sèche très rapidement. »

En plus de donner des œuvres hautes en couleur, la technique permet de rendre la texture à merveille. Le relief créé par l’épaisse couche d’acrylique donne une illusion de réalisme accrue.

Occupée et dévouée

Depuis cette innovation dans sa manière de peindre, Debra Mosher se concentre davantage sur sa propre création, elle qui enseignait l’art à temps plein auparavant. Elle continue quand même de faire profiter de ses talents aux petits et grands qui veulent apprendre à peindre. 

Elle a d’ailleurs fondé un groupe communautaire pour artistes, Art Ayer’s Cliff.

« Je donne des cours les mardis et les jeudis matin, en plus de superviser des artistes qui travaillent à leurs propres projets le mercredi. J’enseigne aussi à un groupe d’enfants qui vient après l’école le vendredi », ajoute-t-elle. « Le lundi après-midi, je suis sur place pour travailler sur mes propres projets. »

L’exposition Interactions avec la nature comporte une trentaine de toiles, qui sont toutes à vendre. Durant toute la durée de l’exposition, soit jusqu’au 4 mars, l’artiste sera au Musée Beaulne les dimanches après-midi pour rencontrer les amateurs.