Brigitte Roy est directrice du financement et des communications à la Maison Aube-Lumière et porte-parole du 6e Grand Salon des arts de Sherbrooke. L’événement se déroulera les 28 et 29 septembre au Centre de foires.

La Maison Aube-Lumière prend les rênes du Grand Salon des arts de Sherbrooke

La cinquième édition du Grand Salon des arts de Sherbrooke, en 2018, avait été synonyme de transition. L’événement, qui remettait ses profits depuis le début à la Fondation du Centre de réadaptation Estrie, avait changé d’organisme bénéficiaire et opté pour la Maison Aube-Lumière. De plus en plus à l’étroit, il avait aussi déménagé ses pénates, passant de la salle de montre de Toyota Sherbrooke au Centre de foires.

Devant l’ampleur prise par l’événement-bénéfice, qui nécessitait de plus en plus de temps de préparation, son conseil d’administration a carrément offert à la Maison Aube-Lumière d’organiser elle-même le Grand Salon, ce à quoi l’équipe de la résidence de soins palliatifs a acquiescé (tout en conservant, dans cette passation, la précieuse équipe de bénévoles).

La manifestation culturelle a aussi déménagé dans le calendrier, passant de novembre à septembre.

« Nous nous sommes rapprochés de la saison des couleurs! » lance Brigitte Roy, directrice du financement et des communications à la Maison Aube-Lumière. « Nous nous sommes dit que, si des personnes venaient dans la région pour admirer les couleurs d’automne, elles pourraient avoir envie, en même temps, d’aller voir celles des œuvres. »

Ce sont 66 artistes qui seront au rendez-vous les 28 et 29 septembre. Brigitte Roy a pu constater la notoriété acquise par l’événement, cent onze candidatures (professionnelles, semi-professionnelles et amateurs) ayant été reçues pour cette sixième année, dont certaines venaient d’aussi loin que les Îles-de-la-Madeleine. « Mais la majorité des participants vit en Estrie. Et comme c’est un salon des arts, le comité de sélection a retenu des peintres, des sculpteurs, des photographes, des joailliers et des auteurs », résume Brigitte Roy, précisant que les écrivains invités sont ceux du kiosque de l’Association des auteures et des auteurs de l’Estrie (AAAE).

Bref, il y en a pour tous les goûts. « La diversité était un des critères. Par exemple, c’était important d’avoir tous les types de peinture (aquarelle, acrylique, fusain, etc.), tous les types de sujets (de l’abstraction et du figuratif), pour tous les budgets. Et c’est vraiment un événement pour le grand public. Moi-même, je ne suis pas une spécialiste en arts visuels, mais j’aime la proximité avec les artistes dans cet événement, la possibilité qu’ils nous expliquent leur démarche. Et il n’y a aucune mauvaise question. On se rend compte qu’on peut apprécier l’art sans que ce soient des œuvres de grands maîtres. »

25 000 $ espérés

Outre les revenus d’entrée, qui vont entièrement à la Maison Aube-Lumière, les artistes remettent vingt pour cent de leurs ventes à l’organisme. L’an dernier, grâce aux quelque 1500 visiteurs, l’événement avait permis d’amasser près de 20 000 $ pour la Maison Aube-Lumière. « Nous atteindrons peut-être les 25 000 $ cette année », espère Brigitte Roy.

Les auteurs qui se succéderont à 10 h, 12 h et 14 h au kiosque de l’AAAE sont respectivement Annie Poulin, Benoît Séguin et Micheline Poulin (le samedi) ainsi que Gisèle Roberge, Diane Gravel et Roger Meunier (le dimanche).