Fernand Dansereau

La lumière de la vieillesse

Le film s'appelle Le vieil âge et le rire, mais il aurait très bien pu s'appeler Le sens de la vie ou La quête de la sagesse, comme le suggère lui-même Fernand Dansereau. Ce documentaire, que le cinéaste de 84 ans a réalisé pour répondre à son propre questionnement, embrasse bien plus large que l'humour chez les personnes âgées. Même s'il part d'un axiome zen disant : « C'est le rire du vieillard qui exprime la plus grande sagesse.»
« Le point de départ a été la tempête médiatique survenue en 2009, quand on a su que l'organisme Dr Clown avait reçu un soutien de l'État pour faire rire les personnes âgées hospitalisées. Plusieurs ont trouvé cela scandaleux. Au même moment, Radio-Canada souhaitait que j'écrive un téléroman sur le troisième âge, en me précisant qu'il devait passer par la comédie. J'avais donc un beau paradoxe devant moi. »
«Je sentais quela recherche serait difficile et douloureuse, que j'aurais le nez collé sur la misèrede la vieillesse pendant un certain temps.»
Même s'il savait l'intérêt et l'utilité certaine de son projet, Fernand Dansereau a hésité avant de se lancer. « Je sentais que la recherche serait difficile et douloureuse, que j'aurais le nez collé sur la misère de la vieillesse pendant un certain temps. Effectivement, après une année de recherche, j'ai confié à mon épouse que j'étouffais. Mais à ce moment-là, je n'avais pas encore rencontré les plus lumineux intervenants du film, ni obtenu les réponses que je donne à la fin du film.»
Texte complet dans La Tribune de vendredi.