La Galerie d’art du Centre culturel de l’Université de Sherbrooke est devenue officiellement mardi la galerie d’art Antoine-Sirois.

La galerie d’art de l’UdeS officiellement rebaptisée

C’était fête mardi à la galerie d’art du Centre culturel de l’Université de Sherbrooke, où plusieurs personnes s’étaient pointées pour le vernissage des nouvelles expositions, mais aussi pour marquer le changement de nom de la galerie, qui portera désormais celui de l’ancien professeur et secrétaire général Antoine Sirois (1925-2018).

L’annonce officielle a été faite par la vice-rectrice à la vie étudiante et secrétaire générale Jocelyne Faucher, qui a salué la mémoire de cet ancien universitaire ayant la culture gravée sur le cœur. Secrétaire général lors de la construction du CCUS en 1964, c’est lui qui a suggéré au recteur de l’époque, Irénée Pinard, de construire une véritable salle de spectacles destinée au grand public. Le défunt homme d’Église est aussi à la source de la galerie d’art et de la collection d’œuvres d’art de l’Université de Sherbrooke.

« Antoine Sirois nous a fait un legs précieux et inestimable : nous faire prendre conscience de l’importance de l’accessibilité des arts et de la culture dans un milieu universitaire. Non pas comme des objets décoratifs ou des divertissements, mais dans les rapports entre savoir, art et culture pour le développement de la communauté universitaire, de l’université et de la société, a résumé Mme Faucher. Le toponyme "galerie d’art Antoine-Sirois" témoignera concrètement et publiquement de sa contribution exceptionnelle. »

Sean Sirois, neveu d’Antoine Sirois

Plusieurs membres de la famille de l’ancien professeur assistaient à la cérémonie, dont son neveu Sean Sirois, évidemment réjoui que l’on honore ainsi la mémoire de son défunt oncle.

« C’est une très belle surprise pour nous et une très belle reconnaissance du travail qu’Antoine a fait pour la Ville de Sherbrooke, l’université et la communauté », commente Sean Sirois.

L’engagement d’Antoine Sirois pour la culture régionale a en effet débordé amplement de la colline universitaire, notamment au Musée des beaux-arts de Sherbrooke, à la collection d’œuvres de la Ville de Sherbrooke, au Conseil de la culture de l’Estrie et au Conseil des arts du Canada.

« En fait, avec Antoine, on pouvait parler de tout, pas seulement des arts, poursuit Sean Sirois. On pouvait discuter de religion, de société, de famille. C’était un homme qui avait un sens très développé de ce qui se passe dans le monde. Mais il avait aussi une très belle collection d’œuvres d’art (je le visitais souvent), et c’est nous, les membres de sa famille, qui en avons hérité aujourd’hui. »