L’artiste sherbrookoise Dominique Claire Gagnon – alias Bermuda – a lancé son premier mini disque en avril dernier. Ses chansons rythmées et colorées aux influences pop, funk et rap apportent une touche de joie en cette période de pandémie.
L’artiste sherbrookoise Dominique Claire Gagnon – alias Bermuda – a lancé son premier mini disque en avril dernier. Ses chansons rythmées et colorées aux influences pop, funk et rap apportent une touche de joie en cette période de pandémie.

La femme forte en Bermuda

Mireille Vachon
Mireille Vachon
La Tribune
L’artiste de Sherbrooke Dominique Claire Gagnon –alias Bermuda – a lancé son premier mini album homonyme en avril dernier, en pleine pandémie, dans l’espoir « de faire du bien, d’amener quelque chose de positif dans la marée de choses poches qui se passent en ce moment ».

Avec ses chansons à mi-chemin entre la musique pop, funk et rap, l’artiste de 28 ans crée des refrains accrocheurs qui donnent envie de danser, accompagnés de textes tout aussi cocasses que réfléchis. 

« J’aime ça que les gens chantent, embarquent, dansent, et qu’après, quand ils se mettent à réfléchir et à écouter les paroles, ils réalisent que je dénonce des choses », explique Dominique, qui se qualifie d’« artiste engagée par la bande ». 

Confiance en soi, body positivism et sexisme sont les thèmes récurrents du disque, notamment dans la pièce à succès Beach bodé, que l’on peut entendre sur les ondes de plusieurs radios.

 « Je suis vraiment allée piger dans l’idée de la femme forte que je suis et un peu dans l’extrême de la femme forte et avenante que je veux être, en mélangeant avec le fantastique des Bermudes et l’esprit festif de la plage, du surf », note la psychoéducatrice de formation.

Multiples horizons

L’inspiration des Bermudes ne vient pas de nulle part puisque c’est là qu’est née l’auteure-compositrice-interprète. Elle a par la suite grandi à Dublin en Irlande, puis elle a déménagé à Lévis à l’adolescence. Elle a ensuite habité en Bolivie, aux Îles-de-la-Madeleine, à Montréal et à Granby, lors de son passage à l’École nationale de la chanson, avant de s’installer à Sherbrooke, où elle vient d’acheter une maison avec son copain. 

« Je pense que le fait de naître ailleurs, d’être élevée dans les avions, l’adaptation que ça demande et le fait de bouger constamment, tout ça a fait en sorte que c’est essentiel pour moi. Il faut que je bouge », avoue Bermuda, qui prévoit d’ailleurs aller écrire aux Îles-de-la-Madeleine pendant quelques semaines en septembre, « question de changer d’air et de rassembler les notes, les rimes, les mots par-ci par-là pour les mettre en chansons pour un deuxième album ».

« Le deuxième disque sera dans la même lignée, mais je veux toujours pousser plus loin », exprime celle qui pense peut-être inclure plus de rap et d’engagement dans ses chansons, tout en conservant le côté « histoires personnelles, femmes fortes et univers festif ».

L’artiste, qui « s’autoproduit, s’autogère et s’autotoute » entrera en studio en janvier 2021 pour être prête à partir en tournée l’été prochain. 

« Je suis super fière de m’être rendue où je suis toute seule avec mon équipe, et de penser que c’est moi qui mène ce projet-là », termine Dominique.

Au festival de la chanson et à l’UdeS

Le 19 août, Bermuda participera à la demi-finale du Festival international de la chanson de Granby (FICG) de manière virtuelle.

Elle sera également de passage à l’Université de Sherbrooke (où elle a d’ailleurs complété son baccalauréat en psychoéducation), le 1er septembre prochain, sur l’heure du midi, dans le cadre du Show de la rentrée

« C’est vraiment cool! C’est quand même quelque chose que je visais dans ma vie depuis un bout. Je me disais que ce serait vraiment le fun de faire un spectacle sur mon campus, et j’ai travaillé fort pour que ça marche », indique Bermuda.