Le parc éphémère ne disparaîtra pas. La Ville regarde d’autres endroits où elle pourrait en recréer un avec une vocation sociale et communautaire.

La culture ne quittera pas le centre-ville pendant les travaux

Les spectacles présentés par Animation centre-ville au théâtre de la place Nikitotek dans les années passées seront de retour à l’été 2020. La Ville ne sait toutefois pas encore où. Il semble par ailleurs que le parc éphémère, installé pendant deux ans sur un terrain de la rue Wellington Sud, sera déplacé.

Inquiet de l’animation culturelle au centre-ville pendant les chantiers majeurs qui s’amorceront dans les prochaines semaines, et ce, pour près de trois ans, le citoyen Zoïc Jolin-Couture a interpellé les élus lors du dernier conseil municipal. « Qu’est-ce qui se passe pour le développement culturel du centre-ville, pour le bien de notre centre-ville qui se devrait d’être plus vivant? On pense à la place Nikitotek qui sera appelée à se déplacer prochainement, à des permis d’animation pour les amuseurs publics… »

« Vu que nous avons été placés devant un fait que la place Nikitotek devait quitter l’endroit où elle était, nous nous sommes concertés avec Animation centre-ville pour qu’il n’y ait pas de vide au centre-ville à Sherbrooke. Ils seront capables de pourvoir en animation. Les spectacles qu’il y avait à Nikitotek (NDLR À l’exception de celui de Québec Issime), on les fera ailleurs avec une grande scène. Il y aura aussi le Sherblues, Bouffe ton centro et les Concerts de la cité », répond Danielle Berthold, qui siège à Animation centre-ville.

La grande scène en question serait préférablement extérieure, mais il n’est pas exclu que les événements se transportent entre les murs du Théâtre Granada. En extérieur, elle pourrait être installée près du Maxi, sur la rue des Grandes-Fourches.

« Y aura-t-il quelque chose au Granada? On verra, mais nous travaillons très fort en ce sens là. Pour ce qui est de l’animation supplémentaire, il y en aura, mais pour cet été, on trouvait qu’il était trop tôt. Pour les deux années suivantes, il y aura sûrement des choses qui s’ajouteront et ce ne sera que mieux pour le centre-ville de Sherbrooke », ajoute Mme Berthold.

Paul Gingues, président du comité de la culture, n’a pas l’intention de laisser tomber le centre-ville. « Pour moi, c’est un tableau blanc parce que tout est à faire. On s’en est parlé beaucoup autour de la table pour voir ce que nous pouvions faire en plus du travail d’Animation centre-ville. Je persiste à croire que la revitalisation du centre-ville passe par la culture et l’entrepreneuriat. Je veux que cette culture et cet art soient démocratiques, accessibles, vivants, malléables et souples. »

Chantal L’Espérance considère que la culture est un pilier du développement durable. « Je préside le comité aviseur et ces préoccupations d’avoir une vie culturelle active est importante. C’est de cette initiative qu’est né le parc éphémère. Il n’y aura peut-être pas le parc éphémère à l’endroit actuel, mais nous regardons d’autres endroits pour que nous puissions en recréer un avec une vocation sociale et communautaire. Il faut concerter les acteurs du milieu. On n’oublie pas la culture. »

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Le budget d’immobilisation sera déposé le 2 décembre

 La Tribune a appris que le budget d’immobilisation de la Ville de Sherbrooke, qui devait être adopté le 18 novembre, serait reporté au 2 décembre. Le budget d’exploitation, pour sa part, doit toujours être entériné le 16 décembre. C’est à ce moment qu’on connaîtra officiellement l’impact du budget sur la taxation.

L’attaché de presse du maire Steve Lussier n’a pas été en mesure de confirmer l’information qui provient néanmoins de plusieurs sources crédibles. Selon ces informations, les travaux à huis clos portant sur le budget d’exploitation se poursuivent ce vendredi. On souhaiterait laisser le temps aux fonctionnaires de préparer la documentation relative au budget avant de l’adopter.. 

Rappelons que les défis sont grands pour la Ville de Sherbrooke, notamment à la suite des intempéries du début de novembre, qui ont rappelé la nécessité de déménager le garage municipal. Jusqu’à maintenant, la somme de 40 M$ a été évoquée pour déplacer ledit garage.

La Ville adopte son budget d’immobilisation et son budget d’exploitation séparément depuis l’an dernier. En devançant les immobilisations, les demandes de subventions et les appels de projets peuvent être lancés plus tôt.