Mathis Beauregard, Léo Gagnon, Maude Lemay-Tremblay, Émie Raymond et Émile Julien font tous partie de la distribution de la pièce Coraline, qui sera présentée par la troupe La Caravane les 6 et 7 avril au Théâtre Léonard-St-Laurent de Sherbrooke.

La Caravane adapte Coraline

Écrit par Neil Gaiman, le « conte noir » Coraline est auréolé de succès et a d’ailleurs été porté au grand écran en 2009. La troupe La Caravane, composée des élèves de la concentration en art dramatique de l’école de la Ruche à Magog, a choisi d’adapter cette œuvre au théâtre, ce qui devrait lui permettre de contenter à nouveau son fidèle public, friand d’univers déjantés recelant un brin de noirceur.

Au fil des ans, La Caravane a présenté plusieurs adaptations d’œuvres destinées au jeune public et exploré l’univers du fantastique. Sa nouvelle proposition, qui braque les projeteurs sur une préadolescente rebelle, est donc parfaitement alignée avec ses productions des dernières années.

Enseignant responsable de la troupe magogoise, Patrick Cantin souhaitait que ses élèves présentent une adaptation de Coraline depuis quelques années déjà. Il a eu l’occasion de concrétiser ce souhait grâce à la collaboration de Delphine Bernier-Lehoux, qui s’est chargée de transposer l’œuvre au théâtre.

« Delphine a travaillé avec nous, l’an dernier, et elle était prête à faire une année de plus en notre compagnie à condition qu’on monte Coraline. Elle a fait un merveilleux travail d’adaptation, je trouve », confie M. Cantin.

L’auteure de l’adaptation admet qu’elle a fait face à un défi non négligeable en cours d’écriture. « Deux mondes très semblables, mais non identiques, se côtoient dans Coraline et le personnage principal passe de l’un à l’autre à quelques reprises. Il fallait réussir à séparer ces deux mondes pour que le public puisse bien suivre », souligne-t-elle.

Ainsi, pour montrer que Coraline change parfois d’univers, cette dernière empruntera une passerelle installée sur la scène à des moments précis de la pièce. Certains meubles seront également déplacés par les comédiens entre les scènes, ce qui représentera un « défi de gestion » selon Patrick Cantin.

Une œuvre marquante

Incarnant le personnage principal de la pièce, Émie Raymond a accueilli avec un enthousiasme débordant la proposition de son professeur de monter Coraline. « Ça a marqué notre enfance. Je m’en souviens encore. C’est une œuvre bouleversante. Tous les rôles m’intéressaient », lance-t-elle.

Sa collègue Maude Lemay-Tremblay joue pour sa part le rôle de la « seconde mère », en réalité le double de la maman de l’adolescente. Elle avoue être heureuse de participer à un projet théâtral qui comporte une composante plus sombre. « C’est moins pour les jeunes enfants et je trouve que c’est l’un des côtés plaisants de cette expérience », note-t-elle.

Rêvant de devenir comédien professionnel un jour, Émile Julien incarne le père que possède l’adolescente dans l’univers parallèle que celle-ci visite à l’occasion. « Mon rôle m’a permis d’explorer l’univers du comique et de montrer que je suis aussi capable de ça », mentionne-t-il.

Ayant également un rôle dans Coraline, Léo Gagnon et Mathis Beauregard en sont tous les deux à leur première pièce avec La Caravane.

« C’est beaucoup de travail et il y a du stress. Mais je sens que je suis capable », assure Mathis Beauregard.