Kim Churchill

Kim Churchill : la musique comme il l'entend

Kim Churchill n'a que 24 ans, mais déjà, il a un nom, un riche parcours et des fans aussi bien en Amérique du Nord qu'en Europe et au Japon.
«J'ai une chance incroyable! Lorsque j'étais jeune, j'avais envie de faire de la musique et de voyager pour voir différents coins du monde. Et j'ai aujourd'hui la possibilité de le faire», mentionne l'auteur-compositeur-interprète australien qui lançait, il y a quelques mois, Silence/Win, un troisième album, enregistré avec le réalisateur Warne Livesey. Une première.
«Ce fut une formidable collaboration. J'ai commencé à écrire pour le prochain disque et j'ai envie de répéter l'expérience avec Warne. Il comprend d'où je viens et où je veux aller, il m'a aidé à grandir, à faire progresser ma musique. Avec lui, j'ai pris le temps de travailler davantage mes mélodies. Il m'a amené ailleurs, plus loin. Avant, je multipliais les manoeuvres spectaculaires à la guitare. Maintenant, je suis davantage à l'écoute de ce que commande la chanson. C'est plus difficile, mais c'est aussi une belle évolution.»
Ce grand pas en avant n'est pas que musical, il est aussi en phase avec l'esprit qui teinte le disque.
«Silence/Win, pour moi, ça évoque cette idée d'arrêter de courir pour atteindre quelque chose. C'est souvent à partir de ce moment-là que le bonheur se pointe et que les choses arrivent : quand on est en accord avec soi-même, quand on se fait confiance», exprime l'as guitariste qui est tombé dans le chaudron de la musique lorsqu'il était enfant. À cinq ou six ans déjà, il savait son coeur harponné par la six cordes.
«Certains enfants ont une passion pour le piano, l'équitation ou le hockey. Moi, c'était la guitare. Et c'était très clair. Je n'ai pas eu envie d'essayer un autre instrument, j'étais destiné à jouer de la guitare. Ça a forgé mon identité, ça fait partie de qui je suis.»
Son instrument l'accompagne partout, sa planche de surf aussi. S'il y a de la vague à proximité, ne le cherchez pas : Kim Churchill surfe. Un peu, beaucoup, passionnément.
«Comme la musique, le surf fait partie de moi, mais d'une manière différente. C'est un sport qui unit le corps et l'esprit, c'est très puissant. Lorsqu'on surfe, on n'a absolument aucun contrôle. On suit la vague, on se fait bercer par l'océan. Parfois, c'est plus difficile. Et la seule chose qu'on puisse faire, alors, c'est pagayer, travailler fort et garder le focus. C'est comme dans la vie. D'une certaine manière, surfer enseigne à faire face à l'existence. Et c'est une belle façon d'apprendre, je trouve.»
De passage au Québec pour quelques concerts, le chanteur folk rock ne tarit pas d'éloges sur la province, où il vient chaque été. Il y a des amis, des repères. Et il a envie d'y revenir encore et encore.
«Les Québécois sont des passionnés. Ils ont ce feu, cette force que j'admire et qui me rejoint. Et j'aime beaucoup la région de Sherbrooke, c'est toujours une joie de venir y jouer. Le spectacle que j'y présenterai cet été intégrera beaucoup de mes nouvelles chansons. Et je serai encore seul sur scène avec ma guitare, mon harmonica, mes percussions.»
VOUS VOULEZ Y ALLER
Kim Churchill
Cabaret Eastman
Ce vendredi soir, 20 h
33 $
Fête du lac des Nations
16 juillet, 20 h