Le chanteur franco-sénégalais Karim Dabo sera au Centre culturel de Weedon vendredi soir.

Karim Dabo s'inspire du monde

Né d'un père sénégalais et d'une mère française, Karim Dabo a hérité d'une richesse culturelle qui lui permet aujourd'hui de créer une musique diversifiée. Artiste très sensible qui s'inspire de ses rencontres, il espère propager un message de paix et d'amour à travers ses compositions.
Détenteur d'un diplôme de moniteur-éducateur depuis 2010, le musicien a fait du contact humain son pain quotidien, puisque ce travail lui permet de côtoyer des personnes en difficulté. Ce qui fait dire à ce Franco-Sénégalais qu'il n'offre pas quelque chose au public, mais plutôt qu'il redonne aux gens, puisqu'il apprend d'eux.
« Je suis vraiment inspiré par ce qui est humain et tourné vers les autres. Il y a également un côté d'introspection et de recherche de paix intérieure. Mes expériences personnelles, qui me confirment la diversité des gens, m'inspirent aussi », explique le percussionniste de formation.
C'est donc ce que Dabo espère dégager grâce à sa griffe musicale bien à lui. « Je propose un style acoustique et naturel. Pour la musique, j'offre vraiment un mélange entre des sonorités occidentales et africaines. J'aime dire que ça a un côté afropop, ce que ma culture me pousse à chercher », raconte l'artiste qui habite le Québec depuis maintenant trois ans.
Il faut d'ailleurs mentionner que ses racines africaines sont très présentes : une grande partie de ses textes est écrite en wolof, une langue dialectale du Sénégal... que plusieurs de ses auditeurs ne parlent évidemment pas. Mais Karim Dabo parvient à toucher le coeur du public malgré cette barrière.
« J'offre des spectacles riches en émotion, puisque j'explique mes textes en français avant de les chanter. Les gens qui viennent à mon spectacle vivent quelque chose de fort », affirme le Québécois d'adoption.
Succès au rendez-vous
Depuis qu'il est arrivé au Canada, Karim Dabo voit le succès lui coller à la peau. Présent aux FrancoFolies de Montréal et ayant joué un peu partout à travers la province depuis, il a continué sur son erre d'aller pour lancer son premier microalbum de cinq chansons intitulé Sama Yone.
« Ce titre veut dire mon chemin en wolof. Avec ce disque, j'ai voulu faire une recherche sur mes origines. Même si je suis souvent allé au Sénégal, j'ai grandi en France. Donc Sama Yone est une manière pour moi de renouer avec mes racines », estime-t-il.
Son microalbum connait d'ailleurs sa part de succès. « Je suis vraiment content de ce que ça a pu créer comme enthousiasme et de la réaction des gens », note celui qui joue du djembé, de la calebasse et de la guitare.
Vous voulez y aller?
Karim Dabo
Vendredi 24 février, 20 h
Centre culturel de Weedon
Entrée : 25 $