Membre de la formation The Seasons et frère d’Hubert Lenoir, Julien Chiasson profite de la pause du groupe qu’il a fondé avec son frère pour écrire de nouvelles chansons destinées à une autre formation, Forest Boys. Il profite ces jours-ci d’une résidence artistique d’une semaine à Richmond.

Julien Chiasson compose pour Forest Boys

Julien Chiasson, membre de la formation The Seasons qu’il a fondé avec son frère Hubert Lenoir, est en résidence artistique au Conquistador à Richmond. Il espère y trouver de l’inspiration pour son nouveau projet, le groupe Forest Boys.

Dans un local violet avec cadres, lumières et des toiles accrochées un peu partout nous attend un Julien Chiasson accueillant. Ce musicien ayant de fortes ressemblances avec son très médiatisé frangin passera une semaine aux Résidences artistiques du Conquistador, dans le but de composer du nouveau matériel.

Grâce au clip Electrify récemment sorti, le sextuor connaît une bonne visibilité. Le dance pop avec une note de rétro et de funk se révèle particulièrement entrainant.

« Il y a un style défouloir que j’aime beaucoup dans nos chansons, explique l’artiste. On danse, surtout en spectacle. Ça brasse pas mal. On est un groupe qui se prête bien aux festivals. On est une gang de gars qui s’amusent sur scène », ajoute-t-il, avant de confirmer que Forest Boys participera à plusieurs festivals l’été prochain à travers le Québec.

Malgré son air décontracté, Julien Chiasson se considère comme un grand anxieux. « Mais ce projet-là m’a fait réaliser que je ne perds pas la flamme. J’ai découvert à quel point j’aime ça, faire de la musique, se confie-t-il. Des fois, t’as juste besoin de nouveau, de changer les choses. »

Si The Seasons est sur la glace en raison du succès d’Hubert Lenoir, Julien Chiasson assure que ce tournant est perçu de façon positive par les membres de la formation. Le jeune compositeur ajoute qu’il était prévu que le projet Forest Boys soit mis de l’avant. Les styles des deux groupes diffèrent grandement, ayant tout de même en commun l’aspect audacieux.

S’imaginer jouer et danser

Justement, de l’audace, Julien Chiasson n’en manque pas pour la création du nouveau matériel de Forest Boys. Au Conquistador, il en profitera entre autres pour peaufiner le premier microalbum du groupe, dont la sortie est prévue pour le 25 avril.

« Je m’inspire de mes expériences personnelles. Je fais des chansons pour offrir aux gens une partie de moi. Je suis vraiment sensible à mon environnement quand je compose », révèle l’artiste, qui se dit constamment en processus créatif. Les mélodies lui viennent d’abord en tête et les paroles suivent naturellement. « Lorsque j’écris une chanson, je m’imagine la jouer au piano sur scène et la danser avec un groupe. »

Les six musiciens se sont rassemblés il y a un an pour essayer les nouvelles compositions de Julien. Aujourd’hui, ils ont déjà une vingtaine de spectacles à leur actif.

Offrir un recul

Pour Louis-Philippe Hébert, propriétaire du Conquistador, il était tout naturel d’offrir cette résidence artistique à Julien Chiasson.

« The Seasons, je les ai connus il y a longtemps. Je les avais hébergés pendant qu’ils étaient en spectacle dans la région. »

À ça, Julien Chiasson répond : « Je suis tombé en amour avec la place. »

L’endroit a récemment été aménagé, entre autres avec un espace de répétition et des locaux plus grands pour accueillir plusieurs musiciens. Louis-Philippe Hébert leur offre la possibilité de loger au Manoir Beechmore de Richmond.

Le mécène a déjà reçu plusieurs artistes de partout dans le monde pour leur permettre de faire de la création en tous genres, que ce soit de la musique, du théâtre ou des arts visuels. « Je trouve ça important, dans le parcours d’un artiste, de prendre du recul et de quitter son contexte habituel. »