Les Journées de la culture ont pour mission de faire rayonner la culture québécoise. En Estrie, le Val-Saint-François avait pour sa part mis de l’avant artistes, auteurs et historiens des différentes municipalités au centre sportif Le Stardien en fin de semaine.

Journées de la culture : le Val-Saint-François rayonne

Si les Journées de la culture ont pour mission de faire rayonner la culture québécoise à l’aide d’activités gratuites, elles inscrivent aussi l’individu dans son milieu. Du côté du Val-Saint-François, quelques villages ont proposé des événements fidèles à l’identité de la région.

Alors que plusieurs se déplacent dans les grandes villes du Québec lors de ces journées culturelles, d’autres en profitent pour faire un détour dans les petits villages de l’Estrie. La municipalité de Saint-Denis-de-Brompton a non seulement mis de l’avant le travail de plusieurs artistes, mais elle s’est aussi assuré de transmettre l’histoire et les traditions de la région.

« On travaille beaucoup sur le patrimoine à Saint-Denis. Nous avons des projets en cours qui retracent l’histoire. Pour ma part, je viens de Montréal et je réside à Saint-Denis depuis 18 ans. Je ne connaissais pas l’histoire de la région, alors pour moi, il était important de s’impliquer au sein du Comité culturel. À mon arrivée, nous étions 1600 habitants et désormais, on est presque 5000. Ce sont des gens qui viennent de l’extérieur et qui ne connaissent pas les richesses culturelles de Saint-Denis-de-Brompton. La création du sentiment d’appartenance commence avec la connaissance de notre histoire », souligne Gaétan Leduc, trésorier du Comité culturel qui se donne pour mission de faire connaitre la région.

Notamment, c’est dans une salle au centre sportif Le Stardien qu’étaient affichées les nombreuses expositions. Artistes, histoire, livres et réalisations étaient au rendez-vous.

Retour dans le temps

L’exposition itinérante Le Val : toute une histoire présentait sous plusieurs thèmes les différentes facettes touristiques de la région. Ce sont les paysages, le rural, le domestique, les monuments religieux et l’histoire industrielle qui ont été les lignes directrices de cette exposition.

Sur cinq panneaux, Héritage du Val-Saint-François y a ressorti les nombreux patrimoines physiques importants.

De la cabane à sucre sur le long du rang à Saint-Claude au silo de Moulées Vallée à Richmond en passant par l’architecture des maisonnées, les visiteurs des Journées de la culture ont pu voir une brève partie du Val-Saint-François entre quatre murs.

« Qu’est-ce qu’est un patrimoine? », se sont demandé les différentes administrations des municipalités du Val-Saint-François.

« Qu’est-ce qu’est notre patrimoine? Ce n’est pas comme à Montréal ou en Montérégie. Notre Val-Saint-François, qu’est-ce qu’il a vécu? Les panneaux de l’exposition, c’est ce qu’ils racontent. Nos industries et nos maisons, à quoi ressemblent-elles? Ce n’est pas comme à Québec. Nous avons notre particularité », explique Marguerite Plante, résidente de Saint-Denis-de-Brompton.

Les traditions au goût du jour

Outre les artistes et les auteurs de la région, plusieurs tisserandes exposaient différentes étoffes à tisser traditionnelles. Chaque semaine, une vingtaine de personnes se réunissent pour créer, mais aussi pour transmettre leurs connaissances. Les Journées de la culture étaient l’occasion pour elles de continuer à répandre ces pratiques qui se renouvèle constamment.

« On transmet notre savoir. On le partage. Si l’on parle de culture et de tissage, les gens ont tendance à penser que ce n’est plus à la mode. Notre désir à nous, c’est que ces traditions se poursuivent et s’ajustent à nos besoins. On modernise les pratiques », affirme Louiselle Boutin, responsable de la salle de tissage.

Selon elles, ces méthodes de fabrications sont des traditions qui doivent se conserver et c’est ce que les ateliers hebdomadaires permettent.

Sacs réutilisables, napperons, foulards, sacs magiques pour bébé et autres objets à partir de divers matériaux sont conçus dans le cadre de ces ateliers. En entrevue avec La Tribune, Mme Boutin en profite pour montrer les nombreuses possibilités de fabrication faite à partir de matériaux recyclés.

Est-ce que les gens s’initient à ces pratiques? « Bien entendu! Tout dépend du désir de la personne à vouloir apprendre. Nous offrons la possibilité d’apprendre, et ce, gratuitement », avoue Mme Boutin.

À cela, elle ajoute que de créer ces produits réutilisables soi-même est actuellement une mode.