Depuis trois tours de calendrier, une fois l’an, on célèbre les librairies indépendantes un peu partout dans la province.

Jour de fête chez les libraires

Depuis trois tours de calendrier, une fois l’an, on célèbre les librairies indépendantes un peu partout dans la province. Cette fois encore, plus de 110 enseignes ont surligné à gros traits la journée du 2 juin comme étant la fête du livre et de ceux qui en font commerce.

« La Journée des librairies indépendantes, c’est une belle façon de saluer le travail des libraires, qui sont des professionnels du livre que j’aime côtoyer. C’est aussi une manière d’encourager le commerce de proximité, qui mise sur le lien humain et sur un service personnalisé », exprime le Dr Alain Vadeboncoeur.

Ambassadeur de l’événement, celui-ci voue un attachement particulier aux livres. Et depuis longtemps.

« J’ai grandi entouré de bouquins, auprès d’un père écrivain qui noircissait des pages chaque jour. Depuis quelques années, je suis devenu auteur moi aussi, je constate quels sont les défis du milieu », explique celui qui voit dans la lecture un moment privilégié pour connecter avec soi. Une portée thérapeutique, aussi.

« Au même titre que la musique, par exemple. C’est une activité qui fait du bien et dans laquelle on peut trouver un certain réconfort. On a parfois moins de temps à y consacrer à certaines périodes de notre existence, mais c’est un peu comme le vélo : une fois qu’on y a goûté, qu’on a aimé, c’est quelque chose qui reste pour la vie. »

Apprendre à lire avec Petzi
Le Dr Vadeboncoeur a, lui, appris à lire avant même d’entrer à la maternelle. Ses frères et sœurs plus âgés lui avaient enseigné à déchiffrer les mots dans des Petzi.

« J’ai justement mis la main sur cinq volumes de cette bande dessinée publiée dans les années 1960. Je les ai parcourus avec émotion, j’ai réalisé à quel point nos premières lectures laissent une empreinte forte en nous. »

D’autres livres coups de cœur s’ajoutent en chemin à notre feuille de route. Parfois soufflés par des amis, parfois conseillés par le libraire du coin.

« Sans famille a probablement été le premier roman que j’ai lu, enfant. Plus tard, l’œuvre de Dostoïevski a été pour moi une grande découverte, à la fin de l’adolescence. Récemment, je suis tombé sous le charme de la plume de Kim Thúy, que je n’avais pas lue encore. Elle a ce don de raconter des drames immenses avec une écriture très fine, tout près du quotidien », raconte le Dr Vadeboncoeur.

Ambassadeur de la Journée des librairies indépendantes, qui se déroule dans toute la province le samedi 2 juin, le Dr Alain Vadeboncoeur voue un attachement particulier aux livres. Il invite les lecteurs à visiter leur librairie de quartier pendant l’événement. Toue la programmation se trouve au jdli.leslibraires.ca.

Celui qui a déjà signé Désordonnance travaille sur un recueil de récits teintés d’humour ancrés à la réalité de l’hôpital : « C’est un univers foisonnant, que je connais de l’intérieur et qui est riche en drames et en rires. »

La sortie de ce nouveau livre est prévue pour l’automne. La création s’ajoute à un agenda déjà bien chargé, mais elle n’est jamais une lourdeur pour le médecin, qui signe également une chronique dans L’actualité depuis cinq ans. Cette fin de semaine, il prendra une pause d’écriture pour participer aux activités offertes dans sa librairie de quartier, à Montréal.

« Un peu partout au Québec, des activités pour les lecteurs de tous âges sont offertes dans les librairies membres du réseau Les libraires. »

Album à prix réduit pour les tout-petits
Dans la région, les Biblairies GGC de Sherbrooke et de Magog ainsi que la librairie Médiaspaul ont inscrit la fête du livre à leur calendrier.

Comme dans toutes les boutiques du livre participantes, l’album pour enfants L’été de la petite baleine, de l’auteure Dominique Demers et de l’illustratrice estrienne Gabrielle Grimard, y sera offert au très modique coût de 1 $, samedi et dimanche. La nouvelle a déjà fait un petit bout de chemin. Sur les 1000 exemplaires de la succursale sherbrookoise, 500 ont déjà été réservés.


«  C’est une belle façon de saluer le travail des libraires, qui sont des professionnels du livre.  »
Dr Alain Vadeboncoeur, ambassadeur

« C’est une belle façon d’encourager la lecture auprès des enfants et de les inviter à venir eux-mêmes acheter leur bouquin dans une librairie près de chez eux », souligne Maryse Bélanger, directrice adjointe aux opérations chez GGC.

Le petit plus pour les jeunes lecteurs sherbrookois : l’illustratrice Gabrielle Grimard sera à la succursale de la rue King le samedi, entre 11 h et 12 h, pour une séance de signatures.

Ceux qui veulent acheter le livre pour en faire profiter de jeunes lecteurs ayant peut-être moins accès à une bibliothèque bien garnie pourront par ailleurs le déposer dans la boîte destinée à la Fondation de l’alphabétisation.

Toujours à la Biblairie GGC de Sherbrooke, les lecteurs pourront aussi rencontrer l’auteur Michel Prenovost, auteur du livre Mon enfance sous l’occupation nazie, samedi entre 13 h et 16 h.