Joseph Edgar sera de passage au P'tit Bonheur de Saint-Camille samedi avant de partir donner quelques concerts en Europe.

Joseph Edgar : se servir des mots pour planer

Joseph Edgar est un raconteur né. Pour lui, la vie, « c’est un chaudron de bonnes idées ». Les mots lui viennent donc naturellement pour chanter ce qu’il vit ou ce qu’il observe.

C’est toutefois sous une forme plutôt unique qu’il a décidé de présenter son nouveau matériel : des 45 tours numériques. « On voulait faire quelque chose de différent, surtout que les gens achètent de moins en moins de disques. Ça donne un petit punch », explique l’Acadien, qui prévoit lancer son septième album en automne.

Ses prochains spectacles seront d’ailleurs enregistrés afin de préparer un pot-pourri des meilleurs moments de la tournée.

Avec Jusqu’au boutte et Entre les craques (Le calepin d’un flâneur, partie II), simples parus en novembre dernier, Edgar s’aventure dans une tendance légèrement plus rock. Mais pour lui, toutes les chansons ont leur propre couleur.

En avril, on pourra découvrir Boule miroir et Faire l’étoile. La dernière, il la qualifie de « planante ». Ceux qui iront le voir au P’tit Bonheur de Saint-Camille samedi comprendront ce qu’il veut dire, puisqu’il y interprétera ces nouveautés.

Pour le reste, celui qui est « tombé en amour avec une espionne russe » promet un survol de tous ces albums. Il achève ainsi la dernière série de concerts de son plus récent album, Ricochets, paru en 2016.

« J’adore les petites salles, le contact est spécial. On respire le même air », lance-t-il, emballé de visiter Saint-Camille avant de s’envoler pour l’Europe.

En 2018, le chanteur se sera rendu quatre fois en Europe et il est heureux de la réponse qu’il obtient là-bas. Et il compte bien y maintenir l’intérêt.

Les mélomanes sont partout

Du 16 au 24 mars, Joseph Edgar s’arrêtera en Suisse, en Croatie et au Kosovo afin de célébrer sa langue maternelle dans différentes communautés francophones. Mais la Croatie et le Kosovo, c’est un peu atypique comme destinations, non?

« Oui, j’ai vraiment été surpris au départ, mais ça va être plaisant. Il y a des mélomanes partout dans le monde. C’est un défi excitant de s’adapter à de nouveaux publics. Quand on peut réussir à les faire danser, alors c’est trippant! »

Si on lui donnait la possibilité, le raconteur-chanteur jouerait partout : Amérique du Sud, Afrique, Nord canadien… Il ne se pose aucune limite. Pour lui, la spontanéité est précieuse. Les voyages sont d’ailleurs l’occasion de belles rencontres.

« On rencontre des gens qui deviennent des amis. On se comprend, on vit la même chose : cette vie semi-bohème. Des liens se tissent, c’est certain », confie-t-il.

Les musiciens qui l’accompagnent sont d’ailleurs de bons amis à lui. Une chimie sur scène qui promet, assure-t-il.

Vous voulez y aller?

Ricochets
Joseph Edgar
Samedi 10 mars, 20 h
P'tit Bonheur de Saint-Camille
Entrée : 25 $