La chanteuse française Joe Bel s’amène au Québec pour une courte tournée estivale suivant la sortie de son album Dreams. Elle interprétera aussi des extraits de ses deux microalbums parus précédemment ainsi que quelques inédites.

Joe Bel : entre deux continents, la musique

Joe Bel est Française, mais elle connaît déjà bien la musique de notre continent, en raison de son père américain et des séjours en famille sur la côte est des États-Unis. Mais Joe Bel connaît aussi le Québec, puisque c’est à Montréal qu’elle a enregistré Dreams (2018), son premier album. Elle a également fait une première petite tournée chez nous en février dernier, se frottant à cet hiver dont on lui avait tant parlé.

« J’avoue que je le redoutais, même si je viens des Alpes françaises et que j’ai l’habitude d’avoir froid. Je m’étais bien équipée et finalement, j’ai adoré avoir froid! Mais j’admets que dans les derniers jours, je commençais à en avoir un peu marre », ajoute, en riant, celle qui, après deux microalbums, avait envie de travailler avec le réalisateur montréalais Marcus Paquin, inspirée par ce qu’il avait fait avec d’autres artistes tel Arcade Fire.

« J’ai aussi été séduite par son goût du risque, mais dans la douceur et avec un certain naturel. Je lui ai envoyé une maquette que j’avais faite, en me disant que ça ne marcherait pas. Ben si! Et ça s’est passé comme je m’y attendais : il avait une sensibilité proche de la mienne. »

L’album Dreams se situe ainsi à la rencontre des deux continents, avec des chansons « teintées de plusieurs esprits ».

« Oui, il y a une empreinte folk, peut-être dans la façon de faire un peu plus à gauche, mais l’influence soul est beaucoup plus présente. Le côté pop aussi, au sens où les mélodies sont très importantes et assez simples. Mais je n’ai jamais tenté d’écrire dans une esthétique particulière. Ce sont les artistes et leur façon de dire qui me touchent, plus que le style », dit celle qui a autant écouté Pink Floyd et les Beatles que Véronique Sanson et Serge Gainsbourg.

Persévérer en français

On note tout de même, sur Dreams, une majorité de chansons en anglais et quelques-unes dans la langue de Molière, telles Ivory (Please) et Espère.

« Je n’ai jamais vraiment décidé si un texte serait en anglais ou en français. C’est toujours venu tout seul, à partir des phrases qui me trottent dans la tête, comme une sorte de rêve conscient. Après, dans le travail d’écriture et de chanson, j’ai bizarrement moins d’expérience en français, parce que j’ai écouté plus de musique anglophone. Avec le français, j’ai dû vraiment me mettre à table avec mon stylo et persévérer, pour aller là où je le voulais. C’était moins facile, mais je n’avais pas envie de laisser tomber. »

Pour Joe Bel, l’élément déclencheur dans la décision de jouer ses compositions en public est le jour où elle est devenue mère.

« L’arrivée de mon petit garçon a relativisé les choses. Si j’étais capable d’être une maman même si ce n’était pas tout à fait prévu, alors j’étais capable de chanter devant des gens. »

Joe Bel sera en spectacle les 3 et 4 juillet au Sherblues & Folk de Sherbrooke (scène Rythme & Blues le 3 juillet et Petite Boîte noire le 4 juillet), à la Place des Générations de Beaupré le 5 juillet et au Festival d’été de Québec le 7 juillet.