Jérémy Comte
Jérémy Comte

Ils ont aussi brillé en 2019

Voici d’autres créateurs estriens qui n’oublieront pas 2019 de sitôt.

CINÉMA

Le rêve de Jérémy Comte est devenu réalité lorsque son court métrage Fauve, tourné dans la région de Thetford Mines, s’est retrouvé, en janvier, dans la liste des nommés aux Oscars. Le cinéaste d’origine estrienne n’a pas gagné la statuette, mais a pu vivre l’effervescence du gala aux premières loges, après que la catégorie des courts métrages eut failli être écartée de la remise des prix en ondes. L’Académie s’est finalement ravisée devant le concert de protestations.

Cinéaste également originaire de Sherbrooke, Yan Giroux a vu son premier long métrage de fiction, À tous ceux qui ne me lisent pas, obtenir douze nominations au gala Québec Cinéma en juin, à l’issue duquel il est reparti avec trois trophées : meilleur premier film, meilleur scénario et meilleure interprétation masculine (premier rôle) à Martin Dubreuil, qui y incarnait le défunt poète sherbrookois Yves Boisvert.

ARTS VISUELS

Maude Charland-Lallier

Maude Charland-Lallier est devenue en janvier la nouvelle directrice et conservatrice en chef du Musée des beaux-arts de Sherbrooke, après un passage remarqué aux commandes de la Maison des arts et de la culture de Brompton. Brigitte Graff a pour sa part pris la relève de Clément Drolet à la direction artistique du Comité Arts et culture Jacques-Cartier.

Le tandem de créateurs Cozic, formé du couple Yvon Cozic et Monic Brassard, a vu son année s’amorcer par un Prix du gouverneur général pour les arts visuels et arts médiatiques, lequel vient avec une bourse de 25 000 $. Le duo établi à Sainte-Anne-de-la-Rochelle et figure incontournable de l’art contemporain québécois a clos 2019 par une rétrospective majeure au Musée national des beaux-arts de Québec, Cozic : à vous de jouer — De 1967 à aujourd’hui. L’exposition, amorcée en octobre, se terminera le 5 janvier 2020.

MUSIQUE

Chanteuse country originaire de Sherbrooke mais maintenant établie au Saguenay, Karo Laurendeau est repartie avec quatre prix Willie lors du 7e Gala Country en octobre. En plus de décrocher le titre de l’interprète féminine de l’année, elle a remporté le Willie décerné pour la meilleure émission de radio (Destination new country, diffusée à CKAJ), pour l’album de chansons originales (La fureur de vivre) et pour la chanson de l’année (La fureur de vivre). Une nomination à l’ADISQ pour le meilleur album country a couronné cette année exceptionnelle.

THÉÂTRE

Angèle Séguin, directrice artistiquedu Théâtre des Petites Lanternes et co-autrice de Bongo Té, Tika!, Kristelle Holliday, directrice générale et co-directrice artistique du Théâtre des Petites Lanternes avaient reçu le prix des mains de  Jean-François Bernier, sous-ministre adjoint aux affaires francophones et multilatérales et aux partenariats, ministère des relations internationales et de la Francophonie.

Dans la besace 2019 du Théâtre des Petites Lanternes : le prix Développement culturel (1000 $) du Conseil de la culture de l’Estrie, pour l’événement automnal Rivières de lumières, ainsi que le prix Hector-Fabre (25 000 $) du ministère des Relations internationales et de la Francophonie, pour sa pièce Bongo Té, Tika!, au cœur d’une campagne de sensibilisation contre les violences faites aux femmes et aux filles, développée par Oxfam-Québec et diffusée à Kinshasa, en République démocratique du Congo. N’oublions pas la nomination de la directrice générale et codirectrice artistique Kristelle Holliday au prix Charles-Biddle 2019, en tant que personne issue de l’immigration contribuant grandement au développement culturel et artistique du Québec.

LITTÉRATURE

Étienne Beaulieu

Grosse année pour les écrivains estriens, à commencer par Étienne Beaulieu, qui est reparti avec deux honneurs d’envergure grâce à son essai La pomme et l’étoile : tout d’abord le prix Alphonse-Desjardins (2000 $), qui lui a été remis le 18 octobre par l’Association des auteures et auteurs de l’Estrie, et celui de l’Œuvre de l’année en Estrie (10 000 $), décerné par le Conseil des arts et lettres du Québec le 2 décembre.

Deux plumes de la région se sont aussi illustrées au Prix des libraires du Québec : Yves Nadon a reçu les honneurs en février dans la catégorie jeunesse 0-5 ans pour Mon frère et moi, tandis que la Windsoroise Alexie Morin s’est vu décerner la même récompense en mai, dans la catégorie Roman québécois, pour son troisième roman Ouvrir son cœur.

En matière de suspenses policiers, Hervé Gagnon a été décoré du prix Arthur-Ellis, une distinction d’envergure canadienne, grâce au sixième tome des aventures de Joseph Laflamme, Adolphus. André Jacques a pour sa part remis la main sur le Prix Saint-Pacôme, mérité pour son roman Ces femmes aux yeux cernés. Il avait déjà gagné la même récompense en 2016 pour La bataille de Pavie.

Au tableau d’honneur des Prix littéraires de la gouverneure générale 2019 figure Delphie Côté-Lacroix, originaire de Windsor. Ses illustrations pour le livre jeunesse de Stéphanie Lapointe Jack et le temps perdu se sont fait remarquer dans la catégorie littérature jeunesse — livres illustrés.

Quant à Andrée A. Michaud, elle a ajouté une autre médaille à la longue liste déjà récoltée pour son roman Bondrée, publié récemment en France. L’écrivaine de Saint-Sébastien-de-Frontenac est devenue la première Québécoise à remporter le Prix SNCF du Polar de l’année, décerné à 100 pour cent par le public.

Parmi les autres distinctions, notons Amélie Bibeau, lauréate du Prix de littérature jeunesse Suzanne-Pouliot-Antoine-Sirois grâce au premier tome de Derrière le masque, Mylène Gilbert-Dumas, gagnante du Prix estrien de littérature grand public pour son roman historique Le livre de Judith, et Sarah Desrosiers, couronnée du prix Alfred-DesRochers que lui a valu son tout premier roman, Bon chien.

Finalement, les Prix du Québec ont récompensé deux Estriennes œuvrant dans l’univers des mots : Hélène Cajolet-Laganière, linguiste et professeure retraitée à la faculté des lettres et des sciences humaines de l’Université de Sherbrooke, s’est vu remettre le Prix Georges-Émile-Lapalme, tandis que l’écrivaine et poète Hélène Dorion est repartie avec le Prix Athanase-David.

ÉDUCATION CULTURELLE

Martin Lépine

Non seulement les Passeurs culturels ont reçu le prix RIDEAU Partenariat en février dernier, mais l’initiative a été prolongée et étendue, grâce à une aide d’environ 300 000 $ octroyée en mai par le ministère de la Culture et des Commmunications. Désormais baptisée Partenaires culturels, cette démarche d’initiation aux arts pour les étudiants en éducation de l’Université de Sherbrooke s’étendra aussi aux enseignants de la région. L’objectif est de sensibiliser les professeurs et futurs professeurs à l’importance des sorties culturelles à l’école. Le projet a été mis sur pied grâce à Mario Trépanier, directeur du Centre culturel de l’Université de Sherbrooke, et à Martin Lépine, professeur en didactique du français au département de l’enseignement au préscolaire et au primaire, à la faculté d’éducation de l’UdeS.