Hein Cooper

Hein Cooper : le Québec comme deuxième maison

On peut dire que le « processus d’adoption » des Québécois envers le jeune chanteur australien Hein Cooper est bien consommé : le mois dernier, l’artiste s’est vu remettre le prix SOCAN chanson populaire (plus de 10 000 000 d’écoutes sur Spotify) pour sa pièce «Rusty», extraite de son premier album «The Art of Escape». Par envie créatrice et souci de tisser des liens avec sa deuxième maison, Hein avait également enregistré la pièce en français avec son amie Pomme.

Après plus de 140 spectacles en Europe, aux États-Unis et au Royaume-Uni, notamment en première partie de James Bay et Lukas Graham, le chanteur est maintenant prêt à retourner à la rencontre de son premier public, après avoir songé un temps s’établir en Angleterre. L’auteur-compositeur-interprète a finalement préféré revenir à Montréal et annonce un nouvel album pour 2019.

Q Peux-tu nous rappeler comment tu as réussi à signer un contrat avec les gens d’Indica?

R Je les ai rencontrés en Australie, alors qu’ils accompagnaient Half Moon Run dans sa tournée là-bas. J’ai fait la première partie du groupe à Sydney et quelques personnes d’Indica étaient présentes. Elles sont venues me parler de ma musique et nous nous sommes très bien entendus! On connaît la suite.

Q Comment s’est passée ta découverte du Canada? En tant qu’Australien, as-tu vécu un « choc thermique » la première fois que tu es venu ici?

R OUI! (rires) Évidemment, il fait parfois beaucoup plus froid ici qu’en Australie et je sais que ça peut devenir difficile à supporter, mais je trouve quand même l’hiver magnifique et inspirant. Lorsque je suis enfermé à l’intérieur avec des températures extrêmes à l’extérieur, j’éprouve un sentiment d’admiration mêlé de crainte et de respect envers la nature. C’est fascinant!

Q Ta chanson Rusty a remporté un prix SOCAN pour sa popularité. As-tu été surpris? Comment t’es-tu senti?

R J’étais très reconnaissant! J’ai passé beaucoup de temps ici au Québec, mon étiquette de disque est ici, mes amis sont ici et j’adore la culture musicale d’ici. Être honoré par un tel prix était vraiment extraordinaire pour moi!

Q Ta chanson Polar Bears semble justement faire référence à ta découverte du Canada. Comment tes admirateurs la reçoivent-ils?

R J’espère qu’ils comprennent qu’il s’agit d’une des premières raisons de ma venue ici. J’ai écrit la chanson en Australie, mais je n’ai pas été capable de la terminer avant de passer du temps au Canada. Elle raconte une grande partie de mon histoire.

Q Tu es récemment parti pour le Royaume-Uni. Pourquoi?

R Je suis resté environ sept mois là-bas pour travailler avec différents réalisateurs et m’immerger de la scène musicale britannique. Mais je n’y vis plus aujourd’hui. J’ai décidé de m’y rendre seulement lorsque j’ai besoin d’enregistrer et de revenir ensuite à Montréal, où j’habite à nouveau depuis mai.

Q Que peut-on attendre de ton prochain album? Y a-t-il déjà de nouvelles chansons dans ta tournée québécoise? Combien de musiciens t’accompagnent?

R Ce nouvel album est davantage teinté de rhythm and blues et d’éléments électroniques que mon précédent, mais il y a encore plein de guitares acoustiques et de ballades folk. C’est un gros mélange et je suis emballé à l’idée de le partager sur scène. Alors, oui, il y a de nouvelles chansons dans cette tournée. Je suis très chanceux aussi d’avoir Hey Major comme première partie de mes spectacles et ensuite comme musiciens pour m’accompagner. La musique de ces deux frères de Sherbrooke est géniale! Ça devrait être très l’fun!

Vous voulez y aller

À la Ninkasi Saint-Jean de Québec le 9 novembre, au Boquébière de Sherbrooke le 10 novembre, au Minotaure de Gatineau le 14 novembre, au Cabaret des artistes de Saguenay le 16 novembre et à l’église St James de Trois-Rivières le 24 novembre.