Le Gyspy Soul Band en est à sa troisième présence au Festival des rythmes d’Afrique de Sherbrooke.

Gypsy soul band au Festival des rythmes d'Afrique : « On veut avoir du fun »

SHERBROOKE — Lorsqu’ils ont pris leurs instruments pour faire un spectacle-bénéfice au profit des victimes des inondations en 2014, le chanteur et accordéoniste du groupe Gyspy Soul Band, Jugoslav Petrovic, et ses amis Djordje Munizaba, Dominic Brochu et Lori Beauvais pensaient ne faire qu’un seul spectacle. Cinq ans plus tard, les Sherbrookois sont encore unis et jouent au Festival des rythmes d’Afrique de Sherbrooke pour la troisième fois.

« On a formé le groupe pour une soirée ! raconte le chanteur du groupe. Des membres de la communauté de l’ancienne Yougoslavie et moi avons décidé de faire un souper-bénéfice pour ces gens. J’étais responsable de la musique. J’ai trouvé deux Sherbrookois qui ont accepté de jouer avec moi et un guitariste qui est yougoslave. On a appris environ sept ou huit chansons, on a fait notre partie et on a formé notre groupe en mars 2015. On a agrandi notre répertoire. On en a actuellement pour environ trois heures », dit celui qui est né en Yougoslavie.

Pour lui, le Festival des rythmes d’Afrique représente un bel événement. « C’est toujours une occasion de se présenter aux citoyens. On joue de la musique différente. C’est une belle occasion de présenter ce que l’on fait depuis 2015 et de participer au multiculturalisme. C’est toujours le fun d’avoir un groupe local », analyse le chanteur. 

M. Petrovic décrit la musique de son groupe comme étant très « festive ». « Les gens ne sont pas censés être gênés. On invite les gens à danser », explique-t-il. Le groupe a joué sur plusieurs scènes à Sherbrooke, comme la Petite boîte noire, la Place de la cité, l’ancien Magog et l’ancien Duplessis. Gyspy Soul Band a même déjà performé à Montréal. Leur seule aspiration : continuer d’avoir du plaisir. 

D’ailleurs, un album, Tapis volant musical, devrait sortir bientôt. « On amène les gens sur un tapis volant et on va partout dans le monde. Ce sont des chansons traditionnelles gitanes, faites à notre façon. Différentes langues sont utilisées », indique M. Petrovic.

Jusqu’à samedi

Takhiou Gueye, l’organisateur du Festival des rythmes du monde, se réjouit de la variété de la programmation pour l’édition 2019, qui souffle 16 bougies cette année. « Il y a une multitude d’artistes. Le festival sert à promouvoir la culture africaine. On voit quand même des Québécois et des gens de toutes les nationalités. »

Pour se renouveler, M. Gueye tente de miser sur un pays différent chaque année. « Il y en a 54 sur le continent africain. On mélange des contes, des activités et on essaie d’innover toutes les années », avoue celui qui pilote l’événement depuis le tout début. 

« Je suis toujours aussi passionné, assure l’organisateur. J’aime rencontrer des musiciens, rencontrer de nouvelles personnes, des gens qui aiment présenter leurs œuvres, qui viennent de partout dans le monde. C’est tellement plaisant ! »

Selon M. Gueye, le festival qui s’est amorcé vendredi se passe très bien. « On a eu du beau temps. On croise les doigts pour le reste de la semaine », dit-il, rappelant que des spectacles sont prévus jusqu’au 3 août.