L’humoriste Korine Côté rode son second spectacle solo, Gros plan.

Gros plan sur Korine Côté

Il ne reste que deux spectacles à l’horaire de Korine Côté avant que l’humoriste ne s’éclipse pour une pause bébé de quelques mois. En plein rodage de Gros plan, son second one wowan show, elle garde quelques pages blanches en suspens, pour y ajouter des anecdotes sur sa maternité très prochaine.

L’heureux événement est prévu vers le 15 janvier, ce qui écourte la préparation de Gros Plan, dont la première montréalaise aura lieu le 23 octobre 2019. Mais la situation ne semble pas vraiment la tracasser. «J’ai fait un prérodage d’une heure à Juste pour rire cet été, mais j’ai commencé officiellement mon rodage en septembre dernier. Et je vais le poursuivre à l’automne prochain. Mon texte est appris, mais je sais que je vais vouloir écrire de nouvelles affaires avec ce que je vais vivre. Ce sera parfait pour me retremper dans le bain et essayer mes nouveaux trucs», dit-elle.

D’ici là, Korine Côté a déjà du matériel pour divertir son public durant 75 minutes. Dans Gros plan, elle se plaît à rire des travers humains, à commencer par les siens. «Je n’ai pas vraiment d’orgueil. Ça me fait immensément plaisir de faire rire le monde en parlant de moi.» Et, visiblement, la jeune femme se paye la traite. «Mon premier spectacle, Mon Show, était un peu moins personnel, à part quelques moments. Je pouvais tirer dans toutes les directions. Pour le deuxième, je suis allée vers des choses que j’avais envie d’aborder et je me suis rendu compte que c’était des affaires que les gens avaient moins vécu.»

Elle confie sans gêne porter un ravissant «mouth piece» pour dormir. Elle admet ronfler. Elle nous apprend aussi que le port de la shoe-claque fait partie de ses habitudes. «C’est le meilleur achat que j’ai fait dans ma vie!»

On sait que Korine Côté a grandi dans une résidence pour personnes âgées. De son propre avis, cela a teinté sa personnalité. «Moi, je SUIS une personne âgée. J’aime prendre des marches au Canadian Tire et m’acheter de la colle. J’aime faire l’épicerie à 18h le samedi soir. J’ai grandi là-dedans, alors je n’y vois pas de problème!»

Son entourage est aussi source d’inspiration, comme sa tante souffrant de déficience intellectuelle... «Je raconte au public des anecdotes qui font rire ma famille, car on vit avec elle et on sait qu’elle a un bon sens de l’humour. Mais ça rend les gens mal à l’aise. Et j’a-do-re les malaises.»

Paradoxalement, elle peine à compléter un numéro traitant de la mort des personnes âgées. «Les gens mouraient souvent dans mon entourage. J’essaie de parler de la mort de façon funny, mais je trouve ça difficile à écrire...»

Car c’est elle qui écrit tous ses textes. Des scripteurs s’y penchent ensuite pour y ajouter du mordant. «Mais il faut que ça parte de moi, sinon ça ne marche pas», laisse-t-elle tomber.

Et, croyez-le ou non, Korine Côté n’enjolive jamais la réalité. Aucune anecdote, jure-t-elle, n’est exagérée. «Jamais. Je ne suis pas capable de mentir.»

Incapable de mentir, peut-être, mais tout à fait capable de divertir et de faire sa place dans un univers résolument masculin. Korine Côté n’a pas froid aux yeux et ça se sent.

On est tenté de lui demander de quoi avait l’air la petite Korine Côté. Ni excitée, ni fatigante, mais ricaneuse et jaseuse à souhait, décrit la principale intéressée. «Je n’étais pas le clown de la classe. C’est seulement au cégep que j’ai commencé à faire rire le monde», rappelle la diplômée de l’École nationale de l’humour, cuvée 2006.

Elle a beau avoir confiance en ses moyens, l’humour, glisse-t-elle, «va toujours demeurer un mystère» pour elle. Et la voilà qui énumère la panoplie de facteurs qui peuvent faire la différence entre une bonne et une moins bonne soirée. «L’humour, c’est émotif et bien variable. Quand c’est du nouveau matériel, la crainte est là. Et ce sera comme ça jusqu’à la fin de mes jours.»

À Granby, où elle présentera son avant-dernier show avant son intermède de quelques mois, l’humoriste Joe Guérin assurera la première partie.

ENVIE D'Y ALLER ?

Quand : le mercredi 28 novembre à 19 h 30

 : Église Saint-Georges de Granby

Billets : www.ovation.qc.ca