Gregory Charles

Gregory Charles réfute les allégations de Marie-Pier Simard Gagnon

Gregory Charles réfute catégoriquement les allégations de Marie-Pier Simard Gagnon. Il assure que la violoncelliste de la région a été payée dûment pour l’ensemble de ses engagements, tout comme ses jeunes collègues musiciens qui ont participé aux différentes activités liées à Virtuose.

L’absence de Marie-Pier Simard Gagnon, lors du concert Virtuose tenu dimanche dernier au Théâtre Banque Nationale de Chicoutimi, n’est pas passée inaperçue. La violoncelliste a réagi dans nos pages mercredi en affirmant qu’elle a été « tassée » parce qu’elle a posé des questions sur ses conditions de travail. 

« C’est parfaitement absurde. D’abord, parce qu’elle n’a jamais été expulsée de la tournée, et deuxièmement, parce qu’il n’y avait pas de tournée de laquelle elle pouvait être expulsée », a affirmé Gregory Charles dans le cadre d’un entretien téléphonique avec Le Quotidien, mercredi après-midi. 

Marie-Pier Simard Gagnon

« Ce n’est pas une vendetta. Ce n’est pas parce qu’elle pose des questions, elle pose des questions depuis la première journée », assure celui qui travaille avec des jeunes depuis 35 ans. 

« Marie-Pier Simard Gagnon était absente à Chicoutimi pour des raisons artistiques. J’ai des jeunes qui viennent de Montréal et ils n’y jouent pas nécessairement, même chose à Sherbrooke. En début de saison, on fournit les dates de spectacles et les jeunes signalent à quels moments ils sont disponibles. Ensuite, au fur et à mesure qu’on avance, on retient la participation d’un jeune ou d’un autre. On ne signe pas d’engagement. Dans ce cas-ci, comme dans les derniers mois on a surtout fait des spectacles avec un nouveau répertoire, c’était plus simple de faire le spectacle avec des jeunes qui ont participé à d’autres représentations dernièrement, explique-t-il. On en a des ‘‘kids’’ qui n’ont pas participé encore à notre tournée », affirme celui qui souligne que Radio-Canada n’a jamais participé aux spectacles. 

Quant à la rémunération des artistes, Gregory Charles assure que tout est fait selon les règles établies. 

« Tout se fait dans les règles de l’art, que ce soit les cachets pour les répétitions, les concerts et les enregistrements. Les jeunes sont traités de la même façon qu’un musicien avec 50 ans de carrière. »

Il affirme aussi que la violoncelliste n’a jamais été pénalisée parce qu’elle vient d’une région. « Chaque fois qu’on a convoqué Marie-Pier, il y avait le transport, le kilométrage et l’hébergement à prendre en compte. Mais on ne s’est pas empêché, parce qu’on voulait que tout le monde vive le plus possible les expériences pédagogiques. Dans les deux dernières années, on a dû payer entre 3000 et 4000 $ de kilométrage parce qu’elle vient du Saguenay. »

Cachets versés

Les Productions Gregory inc. ont fourni au Quotidien l’ensemble des engagements offerts à Marie-Pier Simard Gagnon ainsi que les cachets qui lui ont été versés, incluant les montants pour les répétitions et ses frais de déplacement.

Au total, ce sont 6537,88 $ qui ont été payés à la violoncelliste pour ses différents engagements depuis juin 2016. Ce montant inclut le cachet d’artiste comprenant les répétitions liées aux différents concerts et enregistrements (2984,20 $) ainsi que les frais de déplacement (3553,68 $) qui lui ont été versés. 

La violoncelliste a notamment reçu 574 $ pour sa participation au thème musical de l’émission Les Héros du samedi, ce qui a nécessité une heure de répétition. Les répétitions et l’enregistrement de Opus neige lui ont valu 450 $ et les répétitions et l’enregistrement du disque Noël en noir & blanc 450 $ en cachet et 479,40 $ en frais de déplacement. 

Chacune de ses prestations sur scène lui a valu un cachet se situant entre 118 $ et 382 $, en plus d’un montant pour ses frais de déplacement variant entre 215 $ et 514,08 $. Les répétitions ont été rémunérées au tarif établi par la Guilde des musiciens et musiciennes du Québec. 

Les Productions Gregory soulignent que les répétitions de huit ou dix heures dont parle la violoncelliste sont liées à l’enregistrement d’albums.

Les ententes sont alors différentes, mais les Productions assurent que les artistes de Virtuose ont été payés aux mêmes tarifs que tout autre musicien professionnel. 

Les Productions Gregory inc. affirment qu’il n’a jamais été question d’un contrat liant les parties « jusqu’à la fin de la tournée ».

Possibilité de poursuite

« Tout ça est très dommage, affirme Gregory Charles. Mais mon opinion ne change pas. C’est une fille avec beaucoup de talent. Je souhaite qu’elle ait le plus grand rayonnement. Mais il faut rectifier les faits », conclut celui qui n’exclut pas la possibilité d’intenter des poursuites.