La directrice générale d'Acti-Bus, Jocelyne Gagnon, représentait fièrement son organisme à l'événement Goûtez le communautaire.

Grégory Charles lance un message aux proches aidants

Pour plusieurs, il est difficile d'aborder le sujet des proches aidants. Grégory Charles, qui a été un aidant naturel pour sa mère et qui l'est maintenant pour son père, est venu aborder le sujet, lundi, au Pavillon des arts et de la culture de Coaticook.

C'est avec beaucoup d'émotion et une belle touche d'humour que Grégory Charles a raconté son témoignage devant une salle pleine à craquer. Proches aidants et aidés buvaient ses paroles.

Si Grégory Charles est capable de remplir le Centre Bell avec sa musique, le virtuose trouve important de parler de l'aide. « Je suis venu à Coaticook, car je peux et parce que je sais, par mes expériences personnelles, que dans ces moments de solitude et de découragement, la consolation la plus douce est d'entendre l'expérience des autres », a-t-il commenté, après avoir livré son témoignage.

Selon Grégory Charles, les proches aidants doivent parler et utiliser les ressources qui sont disponibles.

« Le plus gros défi pour les proches aidants, c'est de parler de leur situation, explique-t-il. Il y a clairement un tabou. Ce tabou n'existera plus dans la prochaine génération. Par contre, dans la génération qui me précède, c'est les enfants d'église. À l'église, quand tu es un héros, tu te tais. Par contre, si on veut changer la société et améliorer le sort des proches aidants, il faut en parler ».

Toujours selon M. Charles, tous les défis peuvent être relevés. « Je ne sais pas si tout le monde est capable d'être proche aidant, je ne sais pas. Par contre, je pense qu'il n'y a aucun défi au-delà de nos capacités. Parfois, on peut relever le défi seul, il y a toujours des ressources pour nous aider ».

Un peu d'humour

Si le sujet des proches aidants peut être assez lourd, Grégory Charles a pu mettre une touche d'humour bien à sa façon. Le conférencier a réalisé de très habiles parallèles entre l'évolution de sa fille de 5 ans et la dévolution de ses parents.

« Je suis le proche aidant de ma fille, aussi, indique l'artiste. C'est le fun, car elle va dans le bon sens. Si on regarde à la bonne place, c'est beau la vie. Même en sachant qu'il y a une fin et même en sachant qu'elle ne sera pas le fun, c'est beau quand même », conclut Grégory Charles.