François Bouvier et Debbie Lynch White

Grande première sherbrookoise de La Bolduc

Les artisans du film La Bolduc étaient de passage à la Maison du Cinéma mardi soir pour la grande première sherbrookoise.

Le réalisateur François Bouvier en a profité pour souligner l’importance dans l’histoire de la chanson de la toute première auteure-compositrice-interprète québécoise. Féministe bien malgré elle, La Bolduc a aussi défoncé des portes, a ajouté le réalisateur tout en précisant que le film ne raconte pas la vie d’une chanteuse, mais bien la vie d’une femme, une mère, une épouse qui, par ailleurs, chantait dans les années 1920 et 1930.

 « On découvre sa vie privée alors on va dans les émotions et c’est ce qui touche les spectateurs », note M. Bouvier. Debbie Lynch-White, celle qui incarne le rôle principal, retient la battante qu’était celle qui est née Mary Travers.

« Elle avait un côté fier et courageux. Je pense que parfois, on en manque dans notre vie de tous les jours. Le courage de s’affirmer, de savoir dire non, de vraiment défendre ce en quoi on croit, j’espère garder cela d’elle », mentionne la comédienne ajoutant que la relation que La Bolduc avait avec sa fille Denise et son mari Édouard l’a beaucoup touchée par son intensité.

« Quand j’ai lu le scénario pour la première fois, le fait qui m’a aussi jetée à terre est celui qu’elle a vécu 13 grossesses et que seulement quatre de ses enfants ont vécu. Ça ne doit pas être facile à gérer pour un humain et cela contribue à l’image de battante qu’elle est », confie Debbie Lynch-White.

Le film prend l’affiche vendredi.