Geneviève Leclerc
Geneviève Leclerc

Geneviève Leclerc, la chanteuse et productrice

Geneviève Leclerc a toujours su créer ses opportunités. Que ce soit avant et pendant cette pandémie, la chanteuse n’a jamais attendu sagement dans son salon que le téléphone sonne.

Et elle porte plusieurs chapeaux par les temps qui courent, ajoutant à son arc les cordes de productrice, de directrice artistique et même de technicienne en sonorisation et en image, rien de moins.

« Il y a quatre mois, je ne connaissais rien à la mise en onde, à la captation et la sonorisation, confie-t-elle lorsque jointe par Le Droit cette semaine. Face à la pandémie et l’annulation de tous les spectacles à mon agenda, il fallait bien que je fasse quelque chose. Moi, l’attente, ce n’est pas trop mon truc. »

Au début de la pandémie, l’artiste a vécu une « grosse remise en question ».

Voyant ses engagements disparaître, elle se devait d’explorer de nouveaux horizons. Il a donc fallu qu’elle s’appuie sur ses qualités artistiques et même sur son flair entrepreneurial.

« Le contenu, c’est ma grande force. Je crois savoir ce que les gens veulent voir et entendre d’un spectacle et en confinement, ça devient encore plus important quand on parle de spectacle virtuel, insiste-t-elle. J’ai donc regroupé des gens qui ont les mêmes valeurs d’entreprise et surtout qui travaillent au même rythme que moi. »

Au fil des derniers mois, Geneviève Leclerc a fait ses devoirs. Elle s’est formée aux techniques télévisuelles et sonores. Glanant les informations et les formations sur internet.

« J’ai fait mes recherches très consciencieusement. J’ai découvert un tout nouveau monde et pour passer au travers cette crise, je me suis dit que je devais entrer de plain-pied dans cet univers, confie-t-elle. Un univers que nous ne connaissons pas et dans lequel tout est à faire. »

Après un premier spectacle virtuel, Geneviève Leclerc mai, qui fut diffusé au printemps, elle s’est lancée à fond dans production d’événements sur le web.

« J’ai vraiment eu une belle réponse du public à la suite de mon premier concert virtuel, ajoute-t-elle. J’ai vu là une opportunité pour moi et mes musiciens d’offrir des spectacles qui, malgré la distance, peuvent être très intimes et qui répondent aux attentes du public. »

Geneviève Leclerc

L’artiste croit fermement que cette façon de rejoindre les gens dans leur salon bousculera l’ordre établi dans l’industrie de la musique, sans pour autant troubler le monopole des spectacles en salle.

« Un n’empêche pas l’autre, assure-t-elle. Pour un artiste comme moi, qui aime raconter des histoires, le médium virtuel est très intéressant. En plus, cela me permet de joindre des publics qui me sont refusés parce que les diffuseurs ne veulent pas programmer une chanteuse comme moi dans certaines régions. Avec un spectacle virtuel, je peux chanter pour ces gens-là. »

Elle croit également que cette façon de faire des spectacles ne sied pas à tous les artistes.

« Le spectacle virtuel ne sert pas beaucoup l’artiste que je qualifie d’entertainer, explique-t-elle. Des artistes dont la réponse du public est essentielle dans leur prestation ne pourront pas se faire justice en mode virtuel. Des chanteurs pop ou des humoristes par exemple auront plus de difficultés à s’y faire contrairement à des artistes qui racontent des histoires, qui font passer l’émotion de la prestation avant la réaction du public. Ce n’est pas péjoratif, ce que je dis. C’est plutôt une réalité. Voyez ça comme un acteur de téléroman versus un comédien de théâtre. »

Geneviève Leclerc se construit assurément une expertise dans la webdiffusion, quoiqu’elle avoue s’appuyer sur des collaborateurs compétents.

Après avoir autoproduit son spectacle, elle a récidivé cette fois à titre de coproductrice et directrice artistique pour les spectacles d’Annie Blanchard et de Samantha Neves.

« Ce fut toute une expérience, avoue-t-elle. J’ai énormément appris et je me suis vraiment épanouie dans ces projets. La direction artistique est un domaine que j’adore, tout comme la coproduction, mais j’avoue être encore une néophyte. »


« Il y a quatre mois, je ne connaissais rien à la mise en onde, à la captation et la sonorisation. »
Geneviève Leclerc

Et le jazz

Le prochain projet de la chanteuse la mettra en vedette dans un spectacle où le jazz est roi.

Grande fan de jazz, l’interprète a développé son amour pour ce genre il y a plusieurs années.

« Cette passion pour le jazz est venue lors de mes années sur les bateaux de croisière, dit-elle. Entre les spectacles, les musiciens se retrouvaient dans une petite salle et il y avait des jams interminables. Ce fut une école exceptionnelle et j’ai, grâce à ça, amélioré mes techniques vocales et j’ai appris à improviser. »

Pour le spectacle Juillet Jazz qui sera présenté ce dimanche à 20 h, elle sera accompagnée du pianiste Simon Denizart et d'une contrebassiste.

« Ce sera un spectacle 100 % jazz, mais je rassure les gens, ils y trouveront leur compte puisque nous interpréteront des standards du genre, des pièces qu’ils reconnaîtront d’emblée. Chaque personne qui verra ce show sera un invité VIP. Ce sera une très belle soirée. »

Comme son concert Mai, Jazz Juillet sera capté en direct du Studio Open House de Longueuil.

Les accès à ce spectacle prévu pour 20 h ce dimanche 26 juillet sont disponibles par l’entremise de lepointdevente.com.