La fusillade a eu lieu dimanche soir à Las Vegas.

Fusillade à Las Vegas : un musicien de Céline raconte

Philippe Dunnigan a appris la nouvelle de la terrible fusillade de Las Vegas par un collègue musicien, dimanche soir.
Philippe Dunnigan
« Il me téléphonait pour savoir si j'étais correct. J'avais remarqué qu'on entendait beaucoup de sirènes policières de chez moi, mais je ne savais pas ce qui se passait. C'est presque irréel... Plus tôt dans la journée, avec quatre autres gars du band, je me trouvais là, juste à côté de l'endroit où le drame a eu lieu», raconte le violoniste originaire de Sherbrooke.
«Si le tireur avait décidé d'opérer à ce moment-là, j'aurais pu être pris dans la mêlée. C'est complètement inimaginable, tout ça. Quand je me suis couché, on parlait de deux morts aux nouvelles. Ce matin, j'apprends qu'il y en au moins 50, et qu'il y a plus de 400 blessés. C'est vraiment beaucoup de monde. De notre côté, dans toute l'équipe, personne n'a été blessé. Mais une des violonistes de notre groupe a une amie de Las Vegas qui a été atteinte à la poitrine alors que sa fille a reçu une balle dans le bras.»
Celui-ci fait partie de l'équipe musicale de Céline Dion, à Las Vegas, depuis sept ans maintenant. 
Il doit remonter sur scène avec la chanteuse québécoise mardi soir.
« Je suis à peu près certain qu'on va faire la semaine comme prévue. Les concerts seront probablement teintés d'une émotion particulière, mais Céline est vraiment très bonne pour apporter du réconfort aux gens. Notre boulot, c'est d'amener un peu de beauté et un peu d'apaisement, à notre façon et à notre échelle. »
Le musicien ne sait pas si des mesures préventives s'ajouteront, mais il précise que la sécurité est déjà très élevée autour de l'équipe de Céline.
« Le risque zéro, il n'existe pas. Il n'y a plus de zones où on peut se dire que ça ne risque pas d'arriver. C'est parfois le fait de terroristes, parfois le fait de gens détraqués, mais il y a des horreurs qui se produisent un peu partout à travers le monde. Dans tout ça, il faut continuer à vivre comme avant, on n'a pas le choix, sinon, on ne ferait plus rien, on serait paralysé par la peur.»