Élisabeth Côté, chargée de projet aux expositions du Musée Pointe-à-Callière, Anne-Élisabeth Thibault, directrice des expositions et du développement des technologies à Pointe-à-Callière, Suzanne Bernard, présidente du conseil d’administration du Musée de la nature et des sciences de Sherbrooke, et Michelle Bélanger, directrice générale de l’établissement devant quelques pièces de l’exposition Fragments d’humanité. Archéologie du Québec.
Élisabeth Côté, chargée de projet aux expositions du Musée Pointe-à-Callière, Anne-Élisabeth Thibault, directrice des expositions et du développement des technologies à Pointe-à-Callière, Suzanne Bernard, présidente du conseil d’administration du Musée de la nature et des sciences de Sherbrooke, et Michelle Bélanger, directrice générale de l’établissement devant quelques pièces de l’exposition Fragments d’humanité. Archéologie du Québec.

Fragments d’humanité : 10 000 ans d’histoire

Tommy Brochu
Tommy Brochu
La Tribune
Plus de 200 artéfacts québécois logent depuis samedi au Musée de la nature et des sciences de Sherbrooke (MNSS). Ils y seront jusqu’en mai. Réalisée par le musée Pointe-à-Callière à Montréal, l’exposition Fragments d’humanité. Archéologie du Québec est la toute première entièrement consacrée à l’archéologie québécoise.

Chargée de projet aux expositions du Musée Pointe-à-Calllière, cité d’archéologie et d’histoire de Montréal, Élisabeth Côté explique que l’exposition itinérante, qui souligne 50 ans de découvertes archéologiques au Québec, couvre l’ensemble du territoire québécois, sur une période de 10 000 ans.

« Nous avons divisé l’exposition en quatre. Il y a la partie préhistorique, où l’on voit notamment des pointes de flèches datant de 12 000 ans. Dans la deuxième zone, on explore les postes de traite et les échanges commerciaux de cette époque », indique-t-elle.

« La troisième partie se consacre à l’archéologie domestique », poursuit Michelle Bélanger, directrice générale du MNSS. « On y voit par exemple de la vaisselle du XVIIIe siècle. On découvre toute une culture matérielle quotidienne. Il y a également une vitrine sur les soins et sur l’hygiène. »

« Finalement, la quatrième zone se concentre sur l’archéologie subaquatique. En explorant certaines épaves, on apprend d’autres éléments de notre histoire. Beaucoup d’éléments viennent du Elizabeth and Mary [navire anglais qui a sombré dans l’estuaire du Saint-Laurent en 1690, près de Baie-Trinité] », précise-t-elle.

« C’est une exposition très riche. On sort de là avec 10 000 ans d’histoire dans le corps. Ce qui est intéressant, c’est qu’on a une belle collaboration avec le Laboratoire d’archéologie du Québec. Il nous a prêté beaucoup d’objets », ajoute-t-elle.

Michelle Bélanger estime que l’exposition comporte un côté régional. « Cela fait un lien avec les fouilles qui sont effectuées à Bromptonville. Nous voulons ressortir quelques pièces qui ont été trouvées à Brompton et faire un peu plus d’animation pour les écoles. L’exposition s’adresse à toute la famille », assure-t-elle.

Nombre record de visiteurs

Les affaires vont bien pour le Musée de la nature et des sciences de Sherbrooke. Pour la première fois, plus de 40 000 visiteurs ont franchi les portes de l’établissement. En effet, 40 327 personnes sont allées voir les différentes expositions en 2017. Michelle Bélanger aimerait battre ce record encore et encore.

« Nous visons encore plus haut cette année. Nous sommes contents, car nous avions déjà eu un nombre record de visiteurs avec l’exposition La petite vie en 2016. La barre était haute. Nous avons eu 879 visiteurs en une seule journée avec l’exposition sur les jeux vidéos », souligne-t-elle.

Ce qui a des répercussions sur tous les aspects du musée. « Les abonnements au musée sont également en hausse, se réjouit Mme Bélanger. Les gens de Sherbrooke et des environs se l’approprient. On voit que ça porte ses fruits. Nous sommes sur la bonne voie! »