La très attendue Charlotte Cardin, qui se produisait sur la grande scène de la rue Wellington Sud, a attiré la plus grande foule de l’histoire du Sherblues.

Foule record au Sherblues pour Charlotte

Le coup d’envoi de la 10e édition du Sherblues & Folk a surpassé toutes les attentes, mercredi soir. La très attendue Charlotte Cardin, qui se produisait sur la grande scène de la rue Wellington Sud, aura attiré la plus grande foule de l’histoire du festival, confirme la directrice générale et artistique d’Animation centre-ville, Suzanne-Marie Landry.

« Allez-vous pouvoir tenir votre réputation du meilleur public? » a demandé aux Sherbrookois une Charlotte qui, dès son entrée sur scène, se montrait estomaquée par la mer qui s’étendait devant elle. 

Le Sherblues & Folk était la suite logique de son évolution, après ses différents passages dans les salles de spectacle du centre-ville. « Il y a à peine quelques années, mon band et moi faisions notre tout premier spectacle sur cette même rue, au Boquébière! » a lancé la chanteuse, qui s’est présentée sur la grande scène en toute simplicité, saluant la foule des deux mains telles de vieilles connaissances. Celle qui a entre autres interprété ses grands succès Main Girl et Dirty Dirty avait bel et bien promis un spectacle sans paillettes ou prétention, à son image.

Une sincérité qu’ont tenté de boire même les spectateurs les plus éloignés de la foule, qui était d’ailleurs impénétrable du Liverpool jusqu’en bordure de la scène, à la hauteur de l’Hôtel Wellington, en passant par le parc éphémère, lui aussi plein à craquer. 

Suzanne-Marie Landry peut se dire mission accomplie, elle qui se fait une mission de « démocratiser la musique » avec le Sherblues & Folk. Un objectif qui peut expliquer quelques dépassements de cadre en termes de programmation. 

« On a misé sur des gros noms cette année et ça permet d’attirer énormément de gens au centre-ville, dont beaucoup de touristes » se réjouit Mme Landry, qui avoue que d’offrir des spectacles gratuits de ce calibre représente toujours un grand défi. 

Heureusement, citoyens et visiteurs en ont profité pleinement, mercredi soir. Presque tous les spectacles de cette première soirée de festivités, comme Sax Machine avec Racecar, Joe Bel (scène de la Wellington Nord) et Soran en première partie de Charlotte, étaient offerts gratuitement. Par-dessus le marché, dame nature s’est montrée plus que coopérante en cette chaude soirée d’été.

La foule qui s’est rassemblée sur la Wellington Sud, mercredi soir dans le cadre du spectacle de Charlotte Cardin à Sherblues & Folk, s’étendait de l’Hôtel Wellington jusqu’au Liverpool.

Une idole vue de près

Déjà pour l’apparition de Soran, bon nombre de curieux et connaisseurs se sont graduellement rassemblés sur la rue Wellington Sud. 

Bien installées au centre du premier rang, les ferventes admiratrices sherbrookoises de l’auteur-compositeur-interprète montréalais soufflaient chacune de ses paroles. Anouk, Rose, Fernanda et Sandrine, toutes âgées de 16 ans, voyaient pour une première fois se produire celui qu’elles suivent depuis son passage à La Voix, en 2016. La voix mélodieuse, les talents de guitariste et les paroles « qui veulent vraiment dire quelque chose » de Soran les ont toujours charmées. 

« Et après ça, on l’aime encore plus! » lance Fernanda, comblée par la générosité de l’auteur du succès d’Emma sur scène. Improvisations, nouvelles chansons et même compositions embryonnaires ont émergé durant sa performance parsemée d’autodérision et de tranches de vie.  

« On vient de voir à quel point il est authentique et proche de son public » commente Anouk, qui dit avoir adoré chacune des nouveautés qu’elle a entendues. 

Les activités de l’édition 2019 du festival Sherblues & Folk se poursuivront jusqu’au 7 juillet dans sa forme traditionnelle, et sous une bannière « off-festival » les 10 et 11 juillet, au théâtre Granada. Parmi les spectacles les plus attendus se classent notamment Dominique Fils-Aimé (vendredi, au Théâtre Granada), Pink Martini (vendredi, à la place Nikitotek) et Larkin Poe (samedi, sur la grande scène). Certains spectacles de la programmation nécessitent l’achat d’un billet.