Le chanteur et musicien australien Xavier Rudd avec son didgeridoo, mercredi sur la grande scène de la rue Wellington Sud pour la première journée du Sherblues et Folk.

Foule record au Sherblues et Folk

La rue Wellington Sud n’aura jamais été aussi pleine pour une soirée du Sherblues et Folk. Le festival démarre en force avec une foule monstre pour sa première journée, mercredi. C’est l’Australien Xavier Rudd qui était chargé d’entamer les festivités, mandat qu’il a relevé haut la main. Il a même fait rajeunir la clientèle, un des objectifs premiers de cette neuvième édition.

C’est sous les mots doux de Rob Lutes que les spectateurs commençaient à remplir l’espace. Plusieurs se laissaient emporter par la musique enivrante et accompagnaient le chanteur en danse. Les mouvements sont vite devenus restreints lorsque est venu le tour de Xavier Rudd.

« Il était venu l’été passé et on s’est dit qu’il fallait qu’il revienne. C’était trop le délire dans le théâtre. Il fallait qu’on fasse ça dehors pour que ce soit gratuit. On voulait démarrer le festival avec lui et ce soir, on est vraiment contents, c’est wow! », partage Suzanne-Marie Landry, directrice générale et artistique du Sherblues et du Granada.

L’inclinaison de la grande scène extérieure vers le terrain qui habitait autrefois La petite boîte noire a permis d’ajouter de l’espace pour le public, qui s’étendait quand même jusqu’à la fin de la rue. « Sherbrooke l’aime et il aime Sherbrooke, c’est parfait », ajoute Mme Landry, plus que satisfaite du début de sa deuxième édition aux commandes du festival.

Xavier Rudd a attiré une foule record pour la première journée de la neuvième édition du Sherblues et Folk.

Public rajeuni

Le chanteur Xavier Rudd, qui est aussi compositeur et activiste, a d’ailleurs réussi un autre exploit, qui était d’attirer plus de jeunes vers le Sherblues. Il n’y a pas de doute que Rudd a pu rassembler plusieurs groupes d’âge. Que ce soit parce qu’ils l’avaient manqué l’été dernier ou qu’ils souhaitaient le revoir, que ce soit la curiosité envers le didgeridoo, son instrument étrange, ses origines australiennes ou son beau physique, les Sherbrookois se sont déplacés pour profiter du passage de l’artiste au pays.

« Faire découvrir Xavier Rudd, un gars d’Australie qui joue du didgeridoo, c’est quand même spécial. C’est vraiment super ce qu’il fait, tellement un bon musicien », commente Mme Landry. Rudd a d’ailleurs bien montré ses nombreux talents en multipliant les instruments de musique sur scène; harmonicas, percussions guitares...

La haute température n’aura pas arrêté les amateurs. « La chaleur n’a pas refroidi les Sherbrookois, ils étaient énergiques », a confié l’animateur de la soirée Tim Jubinville, avant d’introduire Rudd sur la scène.

Pour la deuxième journée, jeudi, ce sera au tour de Gabrielle Shonk et Matt Holubowski d’animer l’espace de la grande scène extérieure sur la rue Wellington Sud. Rob Lutes sera aussi de retour au Liverpool, dès 23 h.