Une douzaine d’œuvres de Jovette Marchessault occuperont un espace du Centre d’interprétation de l’ardoise de Richmond à compter du 28 juillet. Sur la photo, on aperçoit Celle qui parle le langage des oiseaux.

Focus sur l’œuvre de Jovette Marchessault à Richmond

Richmond — Les femmes sont à l’honneur dans une des expositions temporaires présentées par le Centre d’interprétation de l’ardoise de Richmond. Incontournables femmes rend hommage à plusieurs d’entre elles par un tableau photographique, le théâtre et une exposition qui mettent en lumière les différentes facettes de la condition féminine.

À compter de samedi, l’attention sera tournée vers Jovette Marchessault à travers l’exposition Femmes fresques. La comédienne Claire Jean présentera pour l’occasion son conte poétique De terre et de plumes inspiré des œuvres de l’artiste peintre, auteure et féministe qui aurait fêté ses 80 ans cette année.

C’est entouré des créations en art visuel de Jovette Marchessault que Claire Jean a composé ce conte poétique. « Elle donne la parole aux femmes et je trouve important de lui rendre hommage », explique Claire Jean, commissaire de l’exposition Femmes fresques, concernant De terre et de plumes.

Parsemée des moments de vie de Jovette Marchessault, de ses souvenirs et d’extraits de ses œuvres littéraires, la prestation suivra le vernissage d’une douzaine de créations de l’artiste mises en lumière et choisies par la commissaire.

Jovette Marchessault a habité le Val-Saint-François pendant 25 ans. Elle est décédée en décembre 2012. D’abord artiste en arts visuels puis auteure, la créatrice a présidé le Conseil de la culture de l’Estrie et a publié trois romans et 12 pièces de théâtre dont Le voyage magnifique d’Émily Carr qui a remporté de nombreux prix.

« L’exposition s’intégrait très bien dans le cadre des Incontournables femmes. Il y a deux ans, j’avais croisé Claire qui avait déjà réalisé une exposition sur Jovette et c’est cette année que les étoiles se sont alignées pour mettre en branle l’exposition temporaire présentée jusqu’au 10 décembre », mentionne Pierre Bail, président du Centre d’interprétation de l’ardoise.

À l’hôtel de ville

Ce bénévole passionné et initiateur des Incontournables femmes raconte que le déclic pour présenter une exposition consacrée à la condition féminine s’est effectué l’an dernier alors qu’il patientait pour un rendez-vous à l’hôtel de ville de Richmond.

« En regardant sur les murs, je me suis aperçu qu’il n’y avait que des photographies d’hommes. Par exemple, en 1969 sur les 68 portraits aucune femme n’apparaissait. Il y avait même le directeur d’école de l’époque », explique Pierre Bail.

Pour contrer cette lacune, le président de l’organisme culturel s’est inspiré de ces tableaux accrochés aux murs de l’établissement municipal pour représenter un panneau de photographies de femmes inspirantes du Pays de l’ardoise.

« Ce sont des femmes impliquées dans leur milieu ou qui ont un commerce, par exemple, qui sont affichées au volet photographique des Incontournables. Par la suite, et j’en suis fier, ces photographies côtoieront le panneau des hommes à l’hôtel de ville de Richmond. Il serait vraiment intéressant que d’autres municipalités emboîtent le pas », souhaite Pierre Bail.

Le vernissage de l’exposition Femmes fresques de Jovette Marchessault aura lieu samedi à 18 h au centre d’interprétation de l’ardoise. Le conte De terre et de plumes sera présenté par Claire Jean à 19 h 30, après le vernissage, puis en reprise le 18 août à Racine et une deuxième fois au CIA dans le cadre des Journées de la culture le 29 septembre.