Laurence Jalbert, Annie Blanchard et Maxime Landry

Fête totale aux Symfolies de Noël avec Annie, Maxime et Laurence

SHERBROOKE — Des fous furieux de Noël et de la vie : c’est ainsi que Laurence Jalbert présente Symfolies de Noël, le spectacle du temps des Fêtes qu’elle a monté avec ses deux amis, Maxime Landry et Annie Blanchard. Mettez une Gaspésienne, une Acadienne et un Beauceron ensemble sur la même scène et vous pouvez être certain que les feux d’artifice seront au rendez-vous, prévient-elle.

« On a tous parfois besoin de juste passer un bon moment, surtout les personnes qui traversent des bouts difficiles et qui pédalent en crime pour s’en sortir! Alors Maxime, Annie et moi, on a décidé de donner deux heures et quart de joie et de bonheur, avec un peu de nostalgie, mais jamais de tristesse », résume la chanteuse, qui annonce tout un party pour la soirée.

« Nous autres, nos Noëls, c’étaient pas des robes longues et une coupe de Dom Pérignon : c’étaient le violon, la guitare, la chanson, les beaux souvenirs... »

Laurence Jalbert savait que la chimie serait au rendez-vous avec les deux anciens académiciens, puisque leurs collaborations, sur disque ou sur scène, étaient déjà nombreuses. Maxime et Annie avaient aussi participé à son spectacle collectif La caravane country, présenté un peu partout dans les festivals du Québec depuis trois ans, avec également Paul Daraîche, 2Frères, Brigitte Boisjoli, Marc-André Fortin... Un autre show qui rend heureux, appuie-t-elle.

Symfolies de Noël est divisé en trois temps : d’abord la fébrilité d’avant Noël, puis la magie du réveillon en famille, et la fête totale du jour de l’An pour conclure, avec des chansons que tous connaissent. Six musiciens sont là pour livrer des arrangements country, même pour les chants sacrés, car l’un n’empêche pas l’autre, souligne Laurence. « Les gens sont quand même debout au Minuit, chrétiens! »

L’artiste et ses partenaires comptent bien promener longtemps leurs Symfolies de Noël et même lancer un album. « Parce que l’objectif est de rentabiliser le spectacle sur plusieurs années, nous avons été capable de le garder à la hauteur, sans trop réduire », précise celle qui est en train d’achever l’écriture de son deuxième livre.

Après son essai biographique
À la vie, à la mer (2013), Laurence Jalbert prépare un ouvrage portant sur sa vision des croyances et de la spiritualité.

« J’ai reçu plusieurs gros coups dans ma vie (bactérie mangeuse de chair, cancer de l’utérus, dépression majeure), mais je suis encore debout et je sens que les gens m’écoutent quand je parle d’espoir. »

Les 20 ans de Chanson pour Nathan

L’année 2018 marque les 20 ans d’Avant le squall, le troisième album de Laurence Jalbert, sur lesquels figuraient des succès tels Les bleus du cœur, Pour toi et, bien sûr, Chanson pour Nathan, écrite en souvenir de la naissance difficile de son fils, arrivé prématurément à 26 semaines.

« Nathan a 23 ans aujourd’hui, il fait des trames sonores de hip-hop, il est boulanger et il adore ça (je peux te dire que nous avons du bon pain à la maison). C’est un jeune homme qui a toujours été pacifique, calme, tolérant, patient, d’une grande douceur, d’une grande empathie. Et il m’envoie des maman je t’aime par textos », rapporte la chanteuse, à qui cette pièce a fait vivre bien des émotions.

« On ne m’a pas consultée lorsqu’on a décidé de lancer la chanson en simple à la radio. Moi, quand je l’interprétais en spectacle, je la gardais pour la toute fin, en disant au public que toutes mes autres chansons leur appartenaient, sauf celle-là, qui appartient à mon fils et à moi. Mais l’effet d’entraînement a été incroyable, elle a été adoptée par plein de parents d’enfants malades, handicapés ou prématurés, et plusieurs garçons ont été baptisés Nathan. Par exemple, j’étais en Gaspésie, je marchais lorsque j’ai vu un petit homme bouclé de 2 ou 3 ans descendre une côte à toute vitesse, avec ses parents qui le suivaient. Je le rattrape avant qu’il tombe... et la mère fige en me voyant : "Notre fils est un prématuré et il s’appelle Nathan à cause de vous!" J’en ai encore des frissons! Des expériences hors du commun comme ça, ça nourrit l’âme et ça donne le goût de continuer. »

Et de tracer un trait sur la culpabilité maternelle de n’avoir pu garder un enfant en soi jusqu’à terme. « Quand ça nous arrive, on a l’impression que toutes les autres femmes sont en capables sauf soi-même. Mais ce n’est pas vrai. Une naissance prématurée, ça arrive. Ce n’est pas parce que la mère a un défaut de fabrication. » Vous voulez y allerSymfolies de NoëlMercredi 19 décembre, 20 hThéâtre GranadaEntrée : 43,75 $