Nicole Gilbert et Sylvain Lamy, membres des Artistes-peintres associés de Sherbrooke (APAS), espèrent faire d’une pierre trois coups avec leur initiative Expose pour la cause : donner de la visilibilité aux artistes qui en sont privés, offrir aux commerçants de louer des oeuvres originales et amasser des fonds pour la Fondation de l’école Le Touret.
Nicole Gilbert et Sylvain Lamy, membres des Artistes-peintres associés de Sherbrooke (APAS), espèrent faire d’une pierre trois coups avec leur initiative Expose pour la cause : donner de la visilibilité aux artistes qui en sont privés, offrir aux commerçants de louer des oeuvres originales et amasser des fonds pour la Fondation de l’école Le Touret.

Expose pour la cause : Une astuce pour exposer, vendre et aider

Steve Bergeron
Steve Bergeron
La Tribune
On parle beaucoup des arts vivants comme les plus touchés par la pandémie. Mais les créateurs en arts visuels ont aussi écopé à leur façon, surtout ceux qui ont l’habitude de présenter leurs œuvres dans des événements publics tels les symposiums ou les festivals d’art, tous annulés. Pour ces créateurs, l’ouverture des musées et des galeries durant l’été n’a guère fait de différence.

Chez les Artistes-peintres associés de Sherbrooke (APAS), on s’est creusé les méninges pour trouver des façons de présenter les œuvres à la population autrement que sur un site internet. Ainsi est née l’initiative Expose pour la cause, offrant aux bureaux professionnels et commerces de louer des peintures originales et de les accrocher dans leurs espaces publics. Une partie des profits de location et de ventes des œuvres est remise à la Fondation de l’école Le Touret.

« C’est la façon que nous avons trouvée pour donner une visibilité à nos artistes en ce moment, parce que nous n’avons pas pu le faire cette année. Avec cette formule, les commerçants peuvent avoir des œuvres originales et à leur goût sur leurs murs, au lieu de reproductions », résume Nicole Gilbert, une des porte-parole d’Expose pour la cause, idée de son collègue Sylvain Lamy, directeur de projets au sein du conseil d’administration.

« C’est un flash que j’ai eu, qui permet aux artistes d’exposer un peu partout dans la ville plutôt qu’à un ou deux endroits dans l’année, raconte Sylvain Lamy. J’ai découvert ensuite qu’il y avait des projets semblables dans d’autres municipalités, mais le nôtre est vraiment moins coûteux. »

Il faut en effet débourser une soixantaine de dollars par année pour louer quatre œuvres par trimestre. Sur ce montant, un tiers est remis à la Fondation, ainsi que dix pour cent des profits de vente si jamais une toile trouve un acheteur pendant qu’elle est accrochée chez un locataire.

Plus d’une centaine d’œuvres

Déjà, les professionnels, commerçants et gens d’affaires intéressés peuvent se rendre sur le site internet de l’APAS et faire leur sélection parmi une centaine d’œuvres réalisées par les 38 membres de l’organisation.

Depuis le lancement d’Expose pour la cause il y a un mois, un bureau de notaires a accepté de participer, et l’APAS espère débusquer d’autres intéressés chez les comptables, avocats, dentistes, agents d’immeubles et compagnie. La fermeture des restaurants, depuis que l’Estrie est passée en zone rouge, a évidemment privé l’association d’une partie de sa clientèle potentielle, mais Nicole Gilbert et ses coéquipiers n’attendent que le retour en zone orange pour reprendre le recrutement.

« Chaque œuvre est accompagnée d’un cartel où se trouvent les coordonnées de l’artiste, précise-t-elle. Le commerçant n’a donc rien à faire : si un acheteur est intéressé, il communique directement avec l’artiste. Et nous avons des peintres de tous les styles (figuratif, abstrait, hyperréaliste...) et de toutes les techniques (huile, aquarelle, collage, techniques mixtes...). »

Tous les détails se trouvent sur le site internet de l’APAS, au lapas.ca. On peut aussi passer par la page Facebook de l’organisation.