William Blanchet est entraîneur de natation depuis de nombreuses années. Il a donc pu puiser dans son expérience pour la réalisation de son court métrage.

Étouffer sous la pression sportive

Le réalisateur William Blanchet a deux passions, la natation et la réalisation. Il a marié les deux pour produire le court métrage Ce que ça vaut qui a été présenté dimanche au Festival cinéma du monde de Sherbrooke (FCMS). Il y explore la pression sportive que peut ressentir une jeune fille en pleine adolescence.

Dans le film, le personnage de Katherine, jouée par Aurélie Gagnon, a énormément de difficulté à gérer la pression à l’approche d’une importante compétition. Ses amis, ses parents et son entraîneuse lui en parlent constamment. William Blanchet est entraîneur de natation depuis de nombreuses années. Il a donc pu puiser dans son expérience.

« J’ai croisé des nageurs et des coachs. J’ai vécu des situations que j’ai mises à l’écran, explique-t-il. Les enfants se mettent eux-mêmes de la pression dans le sport. Ils s’en mettent tellement qu’ils commencent à s’imaginer des choses. Ils se font tellement poser de questions sur leur sport et sur leur développement qu’éventuellement ils ont l’impression qu’on leur enlève ce qui leur appartient. Il faut leur laisser la parole. »

Chaque enfant vit aussi différemment la compétition selon William Blanchet.

« Le nageur est beaucoup plus seul dans sa tête que dans une équipe par exemple. Les jeunes gèrent différemment leur approche. J’ai vu des enfants mieux gérer la pression vers 13 ou 14 ans alors que d’autres en veulent déjà plus à 9 ou 10 ans. Ça prend de l’écoute et du respect chez les amis, les parents, l’entraîneur et l’athlète. Les gens doivent se demander s’ils sont en train de prendre une plus grande place que l’athlète dans le sport. Est-ce que le sport lui appartient encore? Pour un parent c’est de respecter et de se rappeler que c’est le sport de son enfant. Peu importe ce que l’enfant va faire, il va aimer ça tant et aussi longtemps qu’il sent que ça lui appartient et qu’il sent qu’il se développe par lui-même. »

Un succès à mi-parcours

Le FCMS entame sa deuxième semaine et jusqu’à maintenant les Sherbrookois répondent en grand nombre aux différentes activités. Malika Bajjaje, directrice générale, se dit extrêmement satisfaite jusqu’à maintenant.

« Ce n’est pas fini! lance-t-elle. C’est au-delà de nos espérances. Les gens ont répondu à nos propositions. Je donne en exemple ciné-musée qui se déroulait au Musée des beaux-arts de Sherbrooke. Il y avait plus de 95 personnes. Le musée est super content et nous aussi. On a des films qui ont connu un grand succès. Comme Capharnaüm, qui est vraiment un film coup-de-poing. »