Six mois après avoir clos la tournée de son deuxième spectacle Plus sexy que jamais, Philippe Laprise remonte déjà sur scène pour «tester des affaires» en vue de son troisième tour de piste solo.

Entre 2 shows, un vrai labo

Avant de se lancer officiellement dans l'aventure d'un troisième spectacle, Philippe Laprise avait envie de tester des affaires. Sur scène, avec le public. Il propose donc un « entre-deux », formule de son cru qui l'aide à trouver le ton et la couleur de son prochain effort solo.
« Dans le fond, c'est une forme de rodage, mais le concept d'Entre 2 shows me permet d'aller dans plusieurs directions. Il y a des numéros qui sont écrits et pas mal prêts, mais il y a aussi des idées spontanées que je me donne le droit d'essayer. Des fois, ça fonctionne bien. D'autres fois, non. Mais dans tous les cas, je m'amuse beaucoup. »
Probablement parce que l'improvisation occupe une large part dans ces représentations sans filet.
« J'ai fait 15 ans d'impro. Je trouve que c'est un formidable outil pour construire des univers, des histoires. Ça nourrit mes spectacles et dans celui-ci, le public me voit dans tous mes états. Il y a des moments de grande vulnérabilité, où un numéro ne produit pas l'effet escompté, autant que des instants de grâce, où ça punche, où je réalise que je tiens quelque chose. »
Au fil de l'exercice, il s'amuse à réinventer, à penser des façons de sortir du cadre.
« Est-ce que c'est possible de créer un nouveau modèle de spectacle? C'est la question que je me pose. C'est ce que je cherche à faire. J'ai le goût de changer un peu le format. Je pourrais, par exemple, proposer une heure et quart de numéros bien écrits, bien ficelés, prendre une pause, et revenir sur scène pour jaser avec le monde. Jaser vraiment. »
Il pourrait. Et il l'a fait, déjà.
« J'aime parler aux gens, les écouter. Je ne sais pas où je m'en vais avec ça, mais je suis en train de me bâtir un nouveau canevas. Récemment, j'ai causé de bonheur, quelques fois, avec le public. Chaque fois, c'était un beau moment déstabilisant. Pour les spectateurs autant que pour moi. Pendant ces segments-là, j'ai tout entendu. Des choses vraiment drôles, d'autres très touchantes. Certains ont essayé la vulgarité, mais je les ai flushés assez vite, ils ont compris que ce n'était pas là où je voulais aller. »
Stationnaire sur grand-route
Outre le thème du bonheur, l'humoriste révèle qu'il aborde aussi sur planches la question du temps qui passe et la crise de la quarantaine.
« Tout ça est encore un vrai laboratoire pendant lequel j'explore les possibilités », dit celui qui s'est fait opérer à un genou, en mai dernier, un mois tout juste avant d'être de retour en selle sur son vélo pour participer au Grand défi Pierre Lavoie.
« Pour récupérer d'une opération au ménisque du genou, il est conseillé de faire du vélo stationnaire. J'ai fait ce qu'il fallait, mais sur la grand-route. »
C'était la deuxième fois qu'il roulait le long trajet cycliste. Il sera encore de la partie l'an prochain, assure-t-il. Mais au cours des prochains mois, il va pédaler autrement. Sur différentes scènes. Au bout du chemin, après ces différentes haltes en salles, il aura tricoté ses numéros, il sera prêt à reprendre la route pour tourner son troisième show.
Vous voulez y aller
Entre 2 shows
Philippe Laprise
Vendredi 29 septembre, 20 h 30
Vieux Clocher de Magog
Entrée : 33 $