L’oeuvre Pop-up OrKestra, de Pierre Pino Noël (sur la photo) et Luc Pelletier, en collaboration avec des élèves de l’école secondaire de Bromptonville.

Encore plus de jardins réinventés à Brompton

Les Jardins réinventés de la Saint-François fêtent leur onze ans d’existence. Il s’agit de la plus grosse édition : 12 œuvres extérieures, trois expositions intérieures et une boutique originale pourront être visitées gratuitement à la Maison des arts et de la culture de Brompton (MACB). Cette année, c’est le thème ludique et coloré de Pop-up qui a inspiré les artistes professionnels, ainsi que certains artistes de la relève.

« C’est toujours un enjeu d’autofinancer ce projet-là. Les commanditaires nous aident beaucoup et veulent le retour de cet évènement-là chaque année, parce qu’il est attendu de la communauté. On trouve des moyens variés pour que ça se réalise, mais c’est sur que c’est beaucoup de travail. C’est le nerf de la guerre », exprime Maude Charland-Lallier. La directrice de la MACB a de nouveau franchi les obstacles et dépassé les limites pour offrir une exposition de qualité in situ, gratuit pour tous.

Elle et son équipe présentent la plus importante édition des Jardins à ce jour, sous le thème éclaté de Pop-up. « Plusieurs couleurs, différents plans et échelles... comme un pop-up qui se déploie dans l’espace et qui s’anime. C’est une invitation à l’éclatement, à un monde imaginaire », commente Mme Charland-Lallier, lors de la présentation du thème, mardi à la MACB.

implication scolaire

C’est une tradition : les artistes de la relève sont impliqués dans la conception de certains jardins. « Ces échanges-là sont porteurs pour l’un comme pour l’autre », explique Mme Charland-Lallier. Les élèves de l’école secondaire de Bromptonville, de l’école Mitchell-Montcalm et de l’Université de Sherbrooke sont donc les artistes derrière trois des 12 œuvres extérieures.

L’oeuvre Espace pluriel, par Geneviève Dupont-D.

Les mâts qui POP viennent tout droit de l’imagination des élèves de troisième secondaire de Mitchell-Montcalm. Ils ont travaillé des mâts totémiques en assemblant éléments désuets et éléments de la nature. Ces totems apparaissent comme un hommage aux peuples des Premières nations.

Oeuvres immersives

« C’était un souhait de vouloir amener le visiteur à être au cœur des Jardins réinventés, explique aussi la directrice, c’est important pour rendre l’œuvre accessible, ça enlève les barrières ». C’est pourquoi plusieurs œuvres mettent en action les visiteurs, que ce soit par des dessins, des lectures ou des déplacements d’éléments.

D’ailleurs, l’œuvre Pop-up OrKestra, réalisée par Pierre Pino Noël, Luc Pelletier et les élèves de l’école secondaire de Bromptonville, invite les passants à jouer de la musique. L’installation met en scène plusieurs mélanges d’instruments farfelus, qui peuvent créer de belles mélodies. « Vibrer en chœur et en cœur », lance M. Pino Noël, qui ne manque pas une occasion de se prêter au jeu pour en donner un exemple.

Quant à l’œuvre Le sacre de la rivière, elle sera présentée qu’à la fin de l’été. Amélie Pomerleau et André Fournelle travailleront leur bloc de béton durant les semaines à venir. Tous pourront les voir sculpter et, surtout, observer l’œuvre prendre forme.

L’oeuvre Marche et parle doux, par Isabelle Ayotte et Geneviève Baril.

Le vernissage aura lieu le dimanche 8 juillet prochain, dès 14 h.