Elie Wiesel, célèbre écrivain juif américain, est décédé samedi.

Elie Wiesel salué aux quatre coins du monde

L'éloge funèbre d'Elie Wiesel, décédé samedi à 87 ans, s'est tenu dimanche matin à New York, avant son inhumation prévue dans l'après-midi, tandis que les hommages se multipliaient à travers le monde pour saluer la mémoire du prix Nobel de la paix 1986.
La cérémonie, réservée à la famille et aux amis proches, soit quelques dizaines de personnes seulement, a duré une heure environ et s'est achevée vers midi dans une synagogue du quartier de l'Upper East Side à New York, où vivait Elie Wiesel.
La disparition du célèbre écrivain juif américain a été annoncée samedi à Jérusalem par le mémorial de l'Holocauste Yad Vashem.
Dès l'annonce de cette disparition, les hommages ont afflué du monde entier.
Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a salué sa mémoire, estimant dans un communiqué qu'il était « un rayon de lumière et un exemple d'humanité qui croit en la bonté de l'Homme ».
Pour le président américain Barack Obama, avec lequel il avait un projet de livre, « Elie n'était pas seulement le plus célèbre survivant de la Shoah, il était un mémorial vivant ». « Sa vie et la force de son exemple nous poussent à être meilleurs ».
Le président français François Hollande a salué « la mémoire d'un grand humaniste, inlassable défenseur de la paix ».
La chancelière allemande Angela Merkel a estimé qu'avec la mort « de l'une des personnalités les plus marquantes du siècle passé », « une voix de la morale et de l'humanité s'était (s'est) tue ».
Rescapé des camps de la mort nazis, Elie Wiesel a consacré sa vie à la mémoire de la Shoah et à la lutte contre l'indifférence, l'intolérance et l'injustice. Citoyen américain depuis 1963, Elie Wiesel a partagé sa vie entre les États-Unis, la France et Israël, dont il avait refusé la présidence en 2006.