Le pianiste sud-coréen Dong-Wan Ha a charmé le jury en mettant la main sur le prix Orford Musique 2017.

Dong-Wan Ha sacré premier de classe à Orford Musique

Le pianiste sud-coréen Dong-Wan Ha est le grand gagnant du prix Orford Musique 2017. Son interprétation de la Sonate pour piano no1 de Carl Vine, du premier mouvement de la Sonate pour piano en si mineur de Joseph Haydn et de Paraphrase de concert sur Rigoletto de Verdi de Franz Listz ont charmé le jury.
Rencontré par La Tribune le lendemain de sa victoire, le musicien de 28 ans était très fier d'avoir remporté ce prix.
« Cette compétition est vraiment différente des autres parce qu'elle s'inscrit dans un festival », explique-t-il en anglais.
Douze stagiaires, parmi les étudiants de l'Académie, ont été sélectionnés afin de prendre part aux demi-finales. La France, les États-Unis, le Japon, la Corée du Sud et le Canada étaient représentés. Cinq musiciens ont accédé à la grande finale.
En vertu de son prix, Dong-Wan Ha recevra une bourse complète pour un séjour de deux semaines à l'Académie 2018, une invitation à participer au Festival Orford Musique l'an prochain, une séance photo professionnelle, une séance d'enregistrement professionnelle, une rencontre privée avec des agents professionnels ainsi qu'une série de concerts.
« Certaines autres compétitions remettent simplement des prix en argent, note-t-il. Celle-ci, en plus de l'argent, s'assure de me donner des outils pour m'améliorer et commencer ma carrière. »
« En tant que pianiste solo, au contraire d'un orchestre, par exemple, je dois me faire connaître moi-même, poursuit-il. C'est donc vraiment important d'avoir cette visibilité et l'attention que ce prix engendre. C'est une belle occasion de se faire voir par le public également. »
Des trois pièces jouées par Dong-Wan Ha en grande finale, une était de son choix et les deux autres étaient déterminées par les juges.
Dong-Wan Ha a commencé à jouer de la musique à l'âge de huit ans.
« Au début, c'était un passe-temps, mais j'ai commencé à jouer sérieusement à l'âge de 13 ans », souligne-t-il.
Natif de Séoul en Corée du Sud, il a passé les six dernières années à étudier aux États-Unis notamment à Rochester, Cleveland et Chicago. Il s'agissait de son premier passage au Québec.
« Je suis venue ici en raison de la renommée des professeurs, mais j'adore la nourriture et la météo », résume-t-il avec le sourire.
Les Américains Umi Garrett, au piano, et Aaron Olguin, à la contrebasse, ont reçu respectivement les deuxième et troisième prix. Aaron Olguin a également mis la main sur le prix Coup de coeur du public.