Do Lessard en compagnie d’Olivier Bonnard (derrière), lors de l’édition 2015 du Festival Amalgam de Sherbrooke.

Do Lessard fait sa marque en France

L’artiste-peintre Do Lessard a encore une fois représenté Sherbrooke à l’international. Dans les dernières semaines, le Sherbrookois était en France, plus précisément à la galerie parisienne Art by Friends, afin de présenter une exposition conjointe avec le Montréalais Christopher Ross.

« J’exposais une série d’une quinzaine de toiles avec des dessins. C’étaient surtout des huiles. Il y avait aussi des dessins au graphite et trois gouaches », précise-t-il.

C’est grâce à des contacts que le peintre de style pop surréaliste a réussi à se tailler une place dans une galerie d’art en France.

« Christopher et moi avons travaillé tout l’hiver pour monter ce show-là, explique Do Lessard. Le vernissage était samedi et ça s’est super bien passé. On a vendu quelques pièces. »

Par les temps qui courent, celui qui est également tatoueur ne chôme pas. « Dans les dernières semaines, j’ai eu la chance de faire partie d’une expo d’arts au Burkina Faso. Il y avait douze pays représentés, dont dix d’Afrique. On est restés là un mois pour créer des œuvres et faire une exposition. Je suis revenu une semaine au Québec pour immédiatement repartir en France », mentionne-t-il.

Ces voyages rapportent beaucoup pour les artistes comme Do. « C’est de l’expérience, de l’inspiration et des contacts. C’est bien de voir comment ça fonctionne ailleurs et de constater comment font les autres plutôt que de rester seul dans son studio. C’est toujours plus inspirant de créer quand on a vu plein d’affaires », indique-t-il.

Être vu par les siens

«  Mais je souhaiterais faire mon prochain show à Montréal ou à Toronto, poursuit-il. J’aimerais qu’il y en ait aussi un petit à Sherbrooke, peut-être à la fin de l’été. Je fais plein de choses partout dans le monde, mais ma famille et mes amis ne peuvent jamais les voir », déplore celui qui a percé à l’international en 2013.

Avant de revenir au pays, le Sherbrookois devra réaliser deux murales en France. « J’en ai deux à faire. C’est la galerie qui s’est occupée de trouver ces contrats-là. L’une est pour l’Institut d’art contemporain et l’autre, dans un hôtel près des Alpes », dit-il, réjoui.

Do Lessard aimerait aussi créer une murale à Sherbrooke. Cependant, commente-t-il, il est moins facile de pratiquer son métier à Sherbrooke qu’ailleurs. « Je ne sais pas pourquoi. Je me fais inviter à l’international à tout bout de champ, mais quand c’est le temps de faire des projets chez moi, je frappe toujours des murs », confie-t-il.