La troupe brésilienne Máscara EnCena présentera sa pièce de théâtre Imobilhados le 25 mai à 20 h 30.

Dix ans d’activités masquées

À l’occasion de son dixième anniversaire, le festival international du masque du Québec Masq’alors!, qui se déroule du 16 au 26 mai à Saint-Camille, offre une programmation éclatée et inclusive en plus de prôner les échanges interculturels.

Près d’une trentaine d’artistes participeront à l’événement comportant plusieurs spectacles, conférences et expositions. « Il y aura deux formations professionnelles. Lors des autres éditions, il y en avait seulement une », explique la directrice générale et codirectrice artistique du festival international du masque de Saint-Camille, Hildegund Janzing. Les formations s’attardent à la fabrication de masques ainsi qu’au théâtre masqué.

Au chapitre de la programmation, les organisateurs souhaitent trouver le juste milieu entre les artistes internationaux et ceux d’ici. La journée Masq’alOFF se tiendra le 18 mai, alors que, grâce au nouveau partenariat avec le parc régional du Mont-Ham et avec la Meunerie de Saint-Adrien, des activités comme la lecture de deux contes en plein air avec les artistes Khadija El Madhi et Nicole O’Bomsawin seront offertes.

Des artistes de tous horizons

La cérémonie d’ouverture du festival, le 23 mai, permettra aux artistes internationaux de se présenter afin d’inviter les visiteurs aux différentes activités qui auront lieu durant les dix jours de festivités. Un buffet aux saveurs autochtones du traiteur Québénakis sera également servi.

La variété sera à l’honneur durant cette édition grâce à plusieurs approches artistiques différentes. « Nous avons des contes, du théâtre et des danses traditionnelles autochtones, des expositions de masques effectuées par des étudiants, des conférences sur des masques traditionnels africains et nous avons même une conférence sur les zombies. Il y en a vraiment pour tous les goûts. La programmation est très variée », expose Mme Janzing.

En plus de la programmation très diversifiée, le traditionnel atelier de masques se déroulera jeudi, vendredi et dimanche (16, 17 et 19 mai). Cette activité permet aux festivaliers de réaliser toutes les étapes de création d’un masque en latex.

« C’est devenu une tradition le dimanche après-midi. Les gens peuvent fabriquer leur masque pour participer au défilé », mentionne la directrice générale de l’événement.

Prioriser les échanges interculturels

Le festival mise beaucoup sur les échanges interculturels. « Ça nous permet de voir ce qui se fait dans les autres pays », explique Mme Janzing.

La troupe brésilienne Máscara EnCena présentera sa pièce de théâtre Imobilhados le 25 mai à 20 h 30.

L’année dernière, Hildegund Janzing s’est rendue au Brésil pour assister à la deuxième édition du Festival internacional de màscaras do Cariri (FIMC).

« J’ai eu un coup de cœur pour cette compagnie. Nous leur avons fait une place dans notre programmation », souligne-t-elle.

Le thème de l’appropriation culturelle, dans l’air du temps, sera abordé lors d’une table ronde réunissant l’artiste Khadija El Mahdi, le directeur du festival Présence autochtone, André Dudemaine, et l’ethnoscénologue Candice Moise.

Regard vers le futur

Masq’alors! se projette dans le futur en organisant une conférence sur le rôle et sur l’avenir du masque en réalité virtuelle. Il y aura aussi un atelier d’expérimentation pour permettre aux visiteurs d’essayer cette technologie. Le spécialiste montréalais en design de contenus numériques et d’expériences interactives René Barsalo sera présent à l’activité.

La municipalité de Saint-Camille permet une grande proximité entre les artistes et le public. « Faire un festival dans un village installe une ambiance particulière. Les artistes sont logés dans les familles. On ne retrouvera jamais ça en ville », explique Mme Janzing.

Le forfait donnant accès aux dix jours de festivités ainsi qu’à toutes les activités est en vente au coût de 150 $.

Informations : masqalors.ca