Michel Rabagliati chez lui en 2019 juste avant la sortie de <em>Paul a la maison.</em>
Michel Rabagliati chez lui en 2019 juste avant la sortie de <em>Paul a la maison.</em>

Deux BD québécoises en lice à Angoulême

Agence France-Presse
La Presse
PARIS — Paul à la maison, 9e tome de la populaire série de Michel Rabagliati, est en lice pour le grand prix du Festival international de la bande dessinée d’Angoulême. Une autre œuvre québécoise, soit L’affaire des hommes disparus, se retrouve dans la catégorie polar.

Le Festival a publié mardi sa sélection de 45 albums en lice pour ses prix, qui seront remis en janvier, bien avant une manifestation repoussée à fin juin.

La 48e édition du Festival international de la bande dessinée est programmée du 24 au 27 juin pour le grand public. Mais le palmarès sera révélé fin janvier, lors d’un événement réservé aux auteurs et professionnels.

«Nous avons choisi de nous reporter à cette période estivale. Ce sera une première dans notre histoire (...). Nous ne doutons pas que nous pourrons nous retrouver», a affirmé à la presse lors d’une visioconférence le délégué général du Festival, Franck Bondoux.

Présidé par le dessinateur Emmanuel Guibert, le jury remettra le traditionnel Fauve d’or, prix du meilleur album, ainsi que cinq autres prix du nom de Fauve d’Angoulême, dans cinq catégories: prix spécial du jury, révélation, BD alternative, série, audace.

Dans la sélection principale, outre Paul à la maison, on retrouve Anaïs Nin, une biographie de la romancière Léonie Bischoff, Rusty Town de l’Américain Chris Ware, ou encore une adaptation du best-seller de Yuval Noah Harari par David Vandermeulen et Daniel Casanave, Sapiens, tome 1: la naissance de l’humanité.

Pour le prix patrimoine, qui récompense «une œuvre appartenant à l’histoire mondiale du 9e art», ont été sélectionnés sept autres albums, dont L’éclaireur, anthologie des «romans sans parole» pionniers de l’Américain Lynd Ward.

Le Festival d’Angoulême 2021 doit clore l’Année de la BD 2020, opération de promotion que le ministère de la Culture avait prolongée de six mois en raison de la crise sanitaire. La manifestation a été marquée par la démission fin octobre de ses quatre parrains auteurs de BD, qui protestaient contre «une mascarade vidée de son sens» avec la fermeture des librairies en France.