Brigitte Vaillancourt

Deux autres finalistes estriens aux prix littéraires de la gouverneure générale

Après Véronique Drouin l’an dernier, l’Estrie compte une autre finaliste cette année aux Prix littéraires de la gouverneure générale : Brigitte Vaillancourt d’Eastman se retrouve en lice dans la catégorie Littérature jeunesse — Texte, pour son roman Les marées (Boréal), paru l’an dernier.

Inspiré en partie de la vie de l’auteure, le livre est le deuxième roman de l’écrivaine. Il raconte l’histoire d’une jeune femme qui part à la rencontre de sa sœur, donnée en adoption à l’étranger lorsqu’elle était toute petite.

Née au Togo où elle a passé une partie de sa vie, Brigitte Vaillancourt s’est ensuite établie à Montréal, où elle a étudié les sciences politiques à l’UQAM avant de s’établir en Estrie récemment.

L’auteur sherbrookois William S. Messier est aussi dans la liste des finalistes, dans la catégorie Traduction. Avec Daniel Grenier, il signe la version française de The Utility of Boredom : Baseball Essays d’Andrew Forbes, intitulée De l’utilité de l’ennui : textes de balle.

Sans être originaire de la région, l’essayiste Anne-Marie Saint-Cerny se distingue pour Mégantic : une tragédie annoncée, dans la catégorie Essai, aux côtés d’Avant l’après : voyages à Cuba avec George Orwell de Frédérick Lavoie, Histoire des Juifs du Québec de Pierre Anctil, Le piège de la liberté : les peuples autochtones dans l’engrenage des régimes coloniaux de Denys Delâge et Jean-Philippe Warren et Les chants du mime : en compagnie d’Étienne Decroux de Gabrielle Giasson-Dulude.

Parmi les autres finalistes figurent, dans la catégorie Théâtre, les textes des pièces J’aime Hydro de Christine Beaulieu et Enfant insignifiant! de Michel Tremblay. Les deux pièces seront présentées en 2019 au Centre culturel de l’Université de Sherbrooke. 

En roman, Karoline Georges, Christophe Bernard, Maxime Raymond Bock, Naomi Fontaine et Olivier Sylvestre sont les finalistes cette année. Ces écrivains sont en lice pour les titres De synthèse, La bête creuse, Les noyades secondaires, Manikanetish et Noms fictifs, respectivement.

25 000 $ pour les gagnants

France Théoret (Cruauté du jeu), Catherine Lalonde (La dévoration des fées), Michaël Trahan (La raison des fleurs), Roxane Desjardins (Le revers) et Daria Colonna (Ne faites pas honte à votre siècle) sont les finalistes de la catégorie Poésie.

Au total, 70 livres ont été choisis comme finalistes dans sept catégories, en français comme en anglais. Ces livres se sont démarqués parmi les quelque 1400 titres soumis aux comités d’évaluation par les pairs.

Tout comme Véronique Drouin, lauréate l’an dernier, chaque gagnante et gagnant recevra un montant de 25 000 $, alors que son éditeur recevra 3000 $ pour les activités de promotion du livre gagnant. Les finalistes recevront quant à eux 1000 $ chacun.

Les gagnants seront annoncés le 30 octobre. Les lauréats seront reçus à Rideau Hall, à Ottawa, où ils recevront leur prix des mains de la gouverneure générale Julie Payette.