Marie-Eve Gingras

Des crèches et des traditions à la Société d'histoire

Neige ou pas, les Fêtes s'en viennent à grand pas et une bonne façon de se mettre dans l'ambiance c'est de visiter l'exposition «La crèche de Noël, une tradition aux mille visages», à la Société d'histoire de Sherbrooke.
C'est la cinquième et dernière année que la salle American Biltrite du bâtiment patrimonial de la rue Dufferin ouvre ses portes sur une cinquantaine de crèches et leurs personnages venant de quelque 30 pays des quatre coins du monde.
«Cette année, grâce à la collaboration du Musée Beaulne de Coaticook, on ajoute une trentaine de jouets anciens, comme des articles utilisés par la célèbre Tante Margot dans sa maternelle», indique la coordonnatrice à la diffusion, Marie-Eve Gingras. À côté des pièces historiques utilisées par l'animatrice du début des années 1960 de l'émission L'heure de Pierrot, se retrouvent un «jeu de solitaire» de 1895, une machine à coudre d'enfant de 1925, les premières poupées Fisher Price, une «trousse médicale Dr Well» de 1960 et plein d'autres.
Pour les crèches, c'est en raison de sa grande popularité que l'exposition revient de nouveau. «Les gens, petits comme grands, sont séduits par cette façon dont les crèches et les personnages sont représentées par les autres cultures. Par exemple, avec le Brésil, on voit les membres de la Sainte Famille chanter. C'est très festif. Pour le Zaïre, l'âne et le boeuf traditionnels sont remplacés par un zèbre et une girafe... La crèche de Noël et ses personnages originent bien sûr d'une tradition religieuse mais la façon dont ces éléments ont évolué dans le temps et au travers des peuples de la planète montre une dimension culturelle très forte et très diversifiée», résume Mme Gingras.
C'est ainsi qu'au côté d'une crèche fabriquée dans une courge au Pérou, on peut voir ces autres de l'Afrique et d'ailleurs confectionnées avec du bois d'ébène, en terre cuite, en feuilles d'épis de maïs et que d'autres. Ce sont aussi les collections du Père Michel Bouffard, avec ses trésors de Bulgarie, d'Espagne et d'Italie, et celles de la Sherbrookoise Renée-Claude Tremblay, avec ses personnages faits de styromousse et de papier mâché, sans oublier les pièces miniatures que les gens de Cuba, de Bosnie ou d'Haïti pouvaient aisément glisser dans leur poche.
Pour aider à la compréhension du traitement historique de l'exposition, une vingtaine de bannières d'interprétation, en peu de mots et beaucoup d'illustrations, sont accrochées ça et là.
Bref, d'ici le 29 janvier 2012, c'est une bonne suggestion de sortie familiale. Au tarif de 12 $ par famille, les gens peuvent aussi faire un tour dans la salle Andrée-Désilets pour voir l'exposition «Sherbrooke, terre d'accueil».