Des compressions aussi au Centre culturel

Même s'il devra composer avec des compressions de 290 000 $ en 2015-2016, le Centre culturel de l'Université de Sherbrooke (CCUS) n'envisage aucunement d'amputer sa programmation.
« En 2014-2015, le Centre culturel a dû composer avec des compressions de 270 000 $. Nous n'avons d'ailleurs pas encore tout à fait bouclé le budget. En 2015-2016, non seulement faudra-t-il maintenir les 270 000 $ en moins, mais il faudra enlever 20 000 $ de plus », explique Alain Webster, vice-recteur au développement durable et aux relations intergouvernementales.
Parmi les mesures prises pour atteindre l'objectif en 2014-2015, il y a notamment eu l'abolition du poste de coordonnateur à la politique culturelle.
« La fermeture de la salle pendant quatre mois nous a aidés. Ce ne sera pas le cas l'année prochaine, mais avec la fin des travaux, le Centre culturel retrouvera son plein potentiel de location. »
Le budget annuel du CCUS est de près de 5 millions $, comparativement à 600 000 $ pour le Centennial.
En tant que diffuseurs dépendant d'une université, le Théâtre Centennial et le CCUS sont dans une situation à part, la plupart des salles semblables au Québec étant sous la responsabilité des municipalités. Pourrait-on obtenir un meilleur soutien financier du ministère de la Culture en regard de ce statut exceptionnel?
« Pas pour le budget de fonctionnement, répond Alain Webster. Nous restons en discussion perpétuelle avec le ministère, mais, dans notre cas, nous regardons davantage du côté de la philanthropie et de l'entreprise privée pour trouver d'autres revenus. »