La maladie de Lucie a conduit Marie (Guylaine Tremblay) à livrer un aveu très attendu.

Des aveux un peu tièdes

CHRONIQUE / Depuis la première saison d’«Unité 9» qu’on attend ce jour fatidique. Celui où Marie (Guylaine Tremblay) annoncerait à Lucie (Émilie Bibeau) qu’elle n’est non pas sa sœur, mais bien sa mère. Un secret bien enfoui, que seule une poignée de personnes avait le privilège de connaître.

Si vous n’êtes pas à jour, je vous suggère de revenir me lire plus tard. L’auteure Danielle Trottier a réussi à faire durer le suspense jusqu’à la septième et ultime saison, mais ce moment est enfin arrivé mardi soir, au 162e épisode. La soudaine leucémie de Lucie a forcé cet aveu tant attendu, Marie ayant été désignée comme donneuse potentielle de moelle osseuse. Comme si, après l’avoir tant repoussé, elle avait sauté sur l’occasion pour se libérer de ce terrible aveu.

Je l’avoue : je m’attendais à un moment plus solennel. L’auteure a plutôt choisi de lancer cette bombe en milieu d’épisode, à travers une conversation intime entre les deux femmes, perdant sans doute l’occasion d’en faire un grand moment de télé. Affaiblie par la maladie, Lucie a à peine réagi, sans colère ni amertume. J’ai même eu envie de reculer l’image pour être bien sûr que Marie avait bien craché le morceau qu’elle retenait pourtant fermement depuis toujours. Dommage. J’ai vibré pas mal plus lorsque Lucie a chassé Marie de sa vie avec fracas, l’automne dernier. Peut-être trop marquée par la nouvelle, Lucie n’a encore posé aucune question sur ses origines, mais on devine qu’elle le fera dans un prochain épisode. Je ne demande pas qu’elle arrache son soluté, mais que ce qu’elle apprend la chamboule un peu.

L’événement arrive pourtant au cours d’une mi-saison parmi les plus palpitantes des dernières années à Lietteville. Le personnage de Boule de quille, joué magistralement par Kathleen Fortin, a créé de bien intenses moments, parfois d’une violence inouïe comme mardi, d’autres fois, d’une grande tendresse. Un mélange de rage et de grande fragilité.

Comme c’est souvent le cas dans les séries d’ici comme d’ailleurs, les méchants du début s’adoucissent et s’humanisent en fin de parcours. Comme si l’auteure voulait les laisser sur une note plus heureuse. Prenez Despins (François Papineau), qui a osé de bons mots à l’endroit de Marie à son anniversaire. Et qui semble cette fois dévasté après la mort de sa fille. Ou encore l’IPL Koffi Yatabéré (Gouchy Boy) au maximum, attendri par la nouvelle détenue Coicou (Schelby Jean-Baptiste).

Les invisibles en arrachent

C’est peine perdue pour Les invisibles, toujours boudée par le public de TVA. Lundi soir, à peine 397 000 irréductibles ont assisté à la transformation soudaine de Rachel Graton en humoriste vulgaire, pas le meilleur épisode. À 21h, sur ICI Radio-Canada Télé, Les pays d’en haut a retenu 905 000 fidèles. À 19h, District 31 se maintient à 1 466 000 contre 812 000 pour Un zoo pas comme les autres. À 19h30, En tout cas (836 000) reprend le dessus sur Lâcher prise (744 000). Attendez de voir, dans la comédie d’Isabelle Langlois, la mentor de Valérie, jouée par Marie-France Lambert, qui agit en robot et l’accueille très froidement à son nouvel emploi. C’est déjà sur l’Extra, si vous ne pouvez attendre au prochain épisode. Toujours lundi, à 20h, L’Échappée (925 000) maintient sa domination sur Une autre histoire (681 000), dont la lenteur me rebute un peu. Le tricheur est la deuxième émission millionnaire de la soirée avec 1 017 000.