Plusieurs aînés du Château du Bel-Âge de Windsor ont réalisé le court-métrage Jamais trop tard pour se marier. Monique Lépine-St-Laurent y incarne le rôle de la princesse.

Des aînés font ça court

À l’occasion du projet Géri-Art, plusieurs aînés du Château du Bel-Âge de Windsor ont réalisé un court-métrage intitulé Jamais trop tard pour se marier. Et ce ne sont pas les quelques défis de tournage ni l’âge qui les ont empêchés de créer l’œuvre dans son ensemble, de la rédaction du scénario jusqu’au montage.

L’organisme à but non lucratif Le vent dans les arts n’a fait qu’assister les participants. Rappelons que le projet Géri-Art a pour but de favoriser la créativité chez les personnes âgées. « Il ne faut pas qu’ils soient toujours dans la peau du spectateur passif, mais plutôt celle d’un artiste en devenir. Pour certains, c’est l’occasion de redécouvrir l’artiste en eux. On veut leur montrer qu’ils sont encore capables de créer, malgré leur âge avancé », souligne Sarah Touchette, directrice générale du Vent dans les arts.

Le scénario du film a pris naissance lors d’un atelier de création. La reine du royaume, interprétée par Paulette Fredette-Jolin, souhaite à tout prix trouver une conjointe à son fils, qui courtise plusieurs femmes depuis trop longtemps. Autour de ce synopsis se sont créés des personnages ludiques, à l’aide d’improvisation et d’accessoires.

« Le personnage de la reine est revenu souvent lors des improvisations, puisque nous avions une couronne. On a commencé à construire autour. Ensuite sont nés la pâtissière, les domestiques, le prince et les autres, de fil en aiguille », explique Sarah Touchette.

Orchestré par Sarah Touchette et le président du Vent dans les arts, Ian Fournier, Jamais trop tard pour se marier, réalisé par plus de 20 aînés, a été présenté mardi après neuf mois de travail.

« C’était un projet de longue haleine. Il y a eu de longues journées de tournage intensives, mais malgré cela, les participants ont persévéré et ils ont même fait le montage, donc la sélection des scènes et des bandes sonores. Ils se sont sentis très engagés tout au long du processus », affirme Sarah Touchette, qui a reçu plusieurs témoignages lors du lancement du film.

« Un lien de confiance s’est installé avec les participants. Ils étaient très stimulés. Lors du lancement, la fille de l’une des actrices me répétait que sa mère était emballée. C’était une motivation du quotidien. Il y a eu un impact positif sur les résidents. Ils sont ressortis de cette expérience avec un grand sourire. De notre côté, on le voit. »

Pour visionner le film : youtube.com/watch?v=vJVRPZPtbqA